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Category Archives: Sermons français

QUE FAIRE POUR MIEUX PRÉVENIR SON ENFANT DU RACISME ?

C’est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant toi, Lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre

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Quelque soit l’éducation que nous donnons à nos enfants, en dépit du bon encadrement dont nous leur pourvoyons, ils devront un jour ou l’autre faire face à l’atrocité du racisme. Nous aurons beau agir pour les empêcher d’en faire face, mais les événements ne dépendent pas toujours de nos choix. Que faire alors ? Comment procéder en tant que parents croyants, pour mieux préparer nos progénitures à faire face à cette situation en toute sérénité ? Sachez tout d’abord qu’il n’existe pas de formule miracle. Les contextes étant souvent différents les uns des autres, les réponses aussi doivent l’être bien évidemment. C’est pour cette raison que je vous propose cette réflexion en ce jour.

En préparant cet article, je ne m’arrêtais pas de penser à l’histoire d’une mère qui se rendait un jour à l’école de ses enfants pour les ramener à la maison et dont l’un d’entre eux tardait à la rejoindre. Un peu inquiète de ce retard, elle se rendait dans la classe de l’enfant âgé d’environ dix ans pour s’en informer. En arrivant, elle a remarqué son enfant troublé, en colère. C’est alors que la maîtresse lui expliquait qu’un camarade de classe lui a exprimé son aversion pour les gens de couleur et lui de son côté l’a dit à son copain qui a très mal réagi… Heureusement la maîtresse et et la mère de l’enfant froissé ont pu trouver une solution à cet incident regrettable.

Que faire quand cette Tsunami raciste s’approche de nos enfants? Comment les préparer pour y faire face?
Remercions sincèrement les hommes de loi (les sénateurs, les députés, les juges, les magistrats, etc) qui ont pensé à élaborer des lois pour sanctionner ceux et celles qui se livrent à une telle pratique. Nul ne peut prétendre ignorer le fait que les injures ou propos à caractère raciste sont interdits par la loi et les contrevenants encourent des sanctions sévères.

Néanmoins, cela ne résout pas tout le problème. Car le cœur d’où proviennent les pensées racistes traduites ensuite en geste ou en parole n’est pas transformé par les sanctions. Ces dernières sont parfois comparables à un couvercle déposé sur une chaudière bouillante. Le risque de danger est réduit, certes, mais la chaudière bouillit encore, il faut aussi penser à éteindre le feu sous la chaudière, changer ces sentiments mauvais, détestables en bons. Et c’est là le plus sérieux du problème: Le cœur doit être transformé, régénéré. Ce travail n’est pas l’affaire d’un homme quelles que soient ses compétences.

Il en est de même pour l’offensé, cible de ces injures, les effets néfastes de ces attaques, bien que verbales, ne disparaissent pas facilement. Si un travail n’a pas été fait au préalable pour en diminuer l’impact, cela peut affecter profondément certains de ses sentiments. Ce qui peut se traduire par un repli sur soi, un grand complexe d’infériorité, le manque d’estime de soi et aussi de la méfiance par rapport aux gens susceptibles de reproduire la situation.

Par où commencer ?
La meilleure façon pour des parents croyants de commencer ce travail, est tout simplement d’utiliser ce que dit la Bible de la valeur et de l’importance de chaque être humain aux yeux de Dieu. L’enfant doit avoir un minimum d’information pouvant l’aider à comprendre qu’il est précieux non seulement pour ses parents mais surtout au regard de Celui qui est l’auteur de toutes choses. S’il grandit avec la conception qu’il est pur produit de hasard, qu’il ne vient de nul part, il vous sera très difficile de l’expliquer les vraies raisons qui enlèvent tout son sens au racisme. Lui dire qu’on est tous égaux devant la loi, que nous mourrons tous un jour, que les autres ont les mêmes besoins que nous, etc, ne contribuera pas à l’amélioration de son estime de soi. Ces réponses un peu réductrices peuvent le pousser, au contraire, à regarder les autres de haut, sans modestie aucune. Aider l’enfant à prendre conscience de son importance devant Dieu, l’Être suprême, c’est lui donner de l’assurance et de la confiance pour faire face aux propos désobligent de ceux qui tenteront de lui faire croire le contraire.

L’un des textes bibliques que nous pourrons utiliser tout au début de cette démarche est bien le psaume 139 dont nous avons tellement parlé sur notre blog. Nous y trouverons un excellent tableau illustrant parfaitement ces principes. Je vous inviterais à le lire intégralement avant d’en souligner des versets.

Psaume 139:13-17 LSG

C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.
Que tes pensées, ô Dieu, me semblent impénétrables! Que le nombre en est grand!

Réaliser que son être entier a été très habilement conçu par un Dieu intelligent dans ses moindres détails, ce n’est pas ce que nos enfants vont entendre autour d’eux. Notre société tend à faire la chasse à toute idée créationniste. Et dans un tel contexte, il est toujours plus facile de sous-estimer ses pairs à cause des différences physiques au lieu de les voir comme une preuve de diversité dans l’œuvre du Créateur. Le pire, c’est que les publicités n’arrangent nullement les choses. Les médias nous proposent sans cesse des types de personnes comme taillées sur mesure devenant des objets de cultes, de vraies idoles. Ce qui donne parfois aux enfants une toute autre vision de la réalité.

Notre enfant doit savoir qu’en dépit de ses différences des autres (et cela dans quelque soit le domaine) qu’il est précieux et aimé de Celui qui a tissé son corps dans le sein maternel. Les attitudes des autres à son égard ont très peu d’importance en comparaison avec l’amour immense dont il est objet.

S’il est important d’apprendre à l’enfant ses droits fondamentaux dès le primaire, il importe encore plus entant que parents croyant, de lui enseigner ces valeurs auxquelles aucun trésor ne pourra rivaliser.

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UNE SOUMISSION PARFAITE (Réflexion sur le psaume 139:23,24)

UNE SOUMISSION PARFAITE (Réflexion sur le psaume 139:23,24)

Psaume 139:23-24 LSG

Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur! Éprouve-moi, et connais mes pensées! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité!

Nous arrivons maintenant à une phase cruciale de notre réflexion sur ce magnifique psaume. Comme vous pouvez vous-mêmes vous en rendre compte, chaque passage de ce texte nous révèle quelque chose d’important sur Dieu ainsi que sur notre relation avec Lui en tant que ses créatures. Je me suis donc précipité sur ces derniers versets, non en vue d’une conclusion hâtive, mais plutôt pour ne pas rater les précieuses leçons qui nous y attendent.

Ces paroles proviennent de la bouche de quelqu’un qui s’est rendu compte qu’il ne lui servirait à rien de vivre sa vie comme s’il en était le maître, l’unique décideur. Ayant compris quel rapport son Créateur voudrait jouir avec lui et surtout quels en sont les avantages, il ne voulait pas perdre son temps à n’en faire qu’à sa tête. Il a choisi délibérément d’inclure Dieu dans tous les détails de sa vie en Lui confiant le rôle qui est Sien et qu’aucune autre personne ne pourrait mieux remplir à Sa place.

Tout au début du psaume, l’auteur a déclaré: Éternel, Tu me sondes et Tu me connais ! Ici, il n’était question que d’un constat, du résultat d’un observation. On est dans le domaine de l’admiratif, de la surprise, de l’étonnement. Mais cela ne s’arrête pas là. C’est la grave erreur que commettent malheureusement tant de gens. Ils ont réalisé eux-mêmes la grandeur, la sagesse et surtout la bonté de Dieu. Ils ont vécu bien des choses dans leurs vies ne laissant aucun doute sur l’intérêt que le Dieu souverain leur a témoigné mais sans laisser de place pour une quelconque une suite. Quand Dieu visite une personne soit par un miracle, un signe ou par un songe, ce n’est pas pour l’action elle-même qu’il intervient. Il y a derrière, son grand désir de développer une meilleure relation avec cette personne. Nous avons plusieurs exemples dans les divers miracles accomplis au cours du ministère de Jésus-Christ. Il a, à plusieurs reprises, exprimé son attente après de tels événements. Dans le cas de la samaritaine, Il lui a demandé de ne point pécher. Ailleurs Il dirait à un homme d’aller tout raconter dans sa famille. En ce qui concerne les dix lépreux, Il s’attendait à ce qu’ils reviennent vers lui pour l’adorer…

Sonde-moi ô Dieu et connais mon cœur ! Il voudrait en fait dire: ” Seigneur, je sais que que tu me sondes et que ma vie te soit à découvert, mais je veux te confier volontairement ce travail sans résistance aucune.” C’est comme la fin d’une vie d’une certaine dépendance partielle pour une nouvelle, dans une totale soumission à Dieu. Il Lui demande non seulement de le sonder, de le mettre à l’épreuve, de connaître ses pensées, mais lui confie également la commande de son existence (un pléonasme voulu car toute vie est dans la main de Dieu ) : Conduis-moi sur la voie de l’éternité ! Quel bel exemple pour nous autres qui souvent plaçons Dieu comme un simple observateur dans nos vies ! Nous nous adressons à Lui seulement quand son aide s’avère indispensable. Mais, lorsque cela semble aller, on préfère le voyage en solitaire, en Le mettant à l’écart.

Puisse cette humble prière devenir nôtre, car elle implique une obéissance et une soumission totale à la voix du Père céleste. Ceux qui choisissent de passer leur vie à Lui résister, ne sont nullement les plus sages. Car la vraie sagesse se caractérise par une crainte respectueuse de Dieu en toutes circonstances. Que Sa puissante main nous conduise jusque dans l’éternité. Amen

 

TES YEUX ME VOYAIENT ! (Réflexions sur le psaume 139)

Psaume 139:16 LSG

Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât.

Beaucoup d’entre nous n’ont aucun souvenir photographiques de la période où nous étions dans le sein maternel, dans le ventre de notre mère, puisqu’à ce moment, les progrès techniques ne l’avaient pas encore rendu possible. Mais aujourd’hui bon nombre d’entre nous peuvent visionner des clichés qui leur permettent d’avoir une idée de leurs toutes premières semaines ou mois dans ce monde pas du tout invisible, alors caché dans le lieu secret du sein maternel. Le fait d’en avoir ou de ne pas en avoir changerait-il quelque chose ? Je n’en suis pas certain, peut-être au niveau de la façon de voir le fœtus ou l’embryon. Car si pour certains il n’est qu’une masse informe, pour emprunter l’expression du psalmiste, pour d’autres, il s’agit d’un être humain à part entière et qu’il n’y a aucune différence du point de vue identitaire entre les autres stades de la vie humaine.

Aux yeux du psalmiste, cette question: “quand est-ce que la vie commence vraiment ?” n’avait aucune raison d’être. La description qu’ll nous en donne ainsi que les termes utilisés font penser à un architecte qui travaille sur un projet de construction d’un édifice quelconque, des le premier coup de crayon ou de pelleteuse, dès l’enfoncement du premier pieux, on voit déjà l’édifice. Il ne se demande plus est-ce vraiment une maison, le plan en est la réponse. Tous les détails y sont bien expliqués. On a qu’a exécuter l’œuvre.

Durant toutes les phases de la vie, les yeux du Concepteur, de l’Architecte ou du Créateur est là, Il ne perd jamais de vue l’ouvrage de Ses mains. Dans son amour, Il suit de près l’embryon dans son évolution afin d’intervenir quand il le faut.
Le fait qu’Il ait déjà tout programmé n’empêche nullement qu’Il y laisse son regard. Il est le Maître d’oeuvre, Ses visites fréquentes du chantier est indispensable. Ceci étant dit, on peut conclure qu’à tous les moments de la vie, de la conception à la mort, Dieu à les yeux sur Sa créature. Et même dans le séjour des mort, Il ne perd pas de vue les corps de Ses fidèles en attendant le jour de la Résurrection.

En ce qui concerne la valeur ou la viabilité du fœtus ou de l’embryon, comme on peut bien le comprendre, la solution du problème, si elle dépendait des enseignements bibliques, serait trouvée bien longtemps déjà. Mais, malheureusement, on la transforme en une drôle d’équation dont dépendraient toute une infinité de facteurs ou de paramètres. Et c’est bien ce qui complique les choses.

Prenons l’exemple d’un couple marié qui, depuis des années, attend déspérément un enfant et qui soudain voit les premiers signes de sa venue prochaine. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour protéger ce petit être qui, dès l’arrêt des menstruations de la mère, est considéré comme un “enfant”. On commence à faire de grands préparatifs pour l’accueillir. On parle de lui comme s’il était déjà né… La simple pensée d’une fausse couche fait froid dans le dos.

Je me garde dans cet article d’en prendre d’autre exemples tout en vous laissant le soin de continuer cet exercice. Vous trouverez des cas où ce petit être qui doit naître est tantôt défendu de la façon la plus énergique, étant considéré comme une personne vivante à part entière. Et dans d’autres, vous le verrez méprisé, considéré comme une sorte d’abcès ou son contenu dont la suppression ou l’élimination serait la chose la plus désirée au monde.

Quoiqu’il advienne, quelque soit votre éthique face à ce sujet brûlant, une chose dont on doit être sûr c’est que le Créateur ne perd pas vu ces œuvres de Ses mains. Il les voit et entend leur cri silencieux.

 
 
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