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LE PHÉNOM’AIME QUI MÈNE: OH J’AIME ! EN SUIS-JE SÛR ?

“Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. (Luke 21: 17 – LSG)”

Après des mois d’observation et d’analyse, j’ai constaté un phénomène tout nouveau sur les réseaux sociaux qui n’a sans doute laissé personne indifférent. Ce phénomème a fait son apparition avec les mots “j’aime” ou “like”. Normalement, on pouvait croire que ces vocables ont rapport avec la qualité d’une publication quelconque, sa teneur, sa pertinence. Mais ,si au tout début les choses se passaient apparemment ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur sens évolue et ils subissent d’énormes changements. De nos jours, le verbe aimer en langage RS (réseaux sociaux) n’a pas toujours rapport avec la publication que ce soit une vidéo, un chant, une photo ou autre. Ce petit “like” ou “j’aime” coûte beaucoup plus cher qu’on le croirait. C’est une nouveau moyen de paiement, une sorte de couronne de gloire, un signe de popularité. Il ne faut surtout pas s’attendre à le voir au-dessous  de n’importe quel article ou publication. Le “j’aime” est définitivement un outil dont on se sert pour exprimer d’abord sa propre existence, faire sa propre promotion. C’est donc une nouvelle forme de billet de banque que l’on ne sort pas à tors et à travers ou n’importe comment de son porte-feuille. Avant de cliquer, on observe si c’est bien la place idéale pour se mettre en valeur, attirer l’attention sur sa personne.

Je vous propose ce petit test: “Allez dans votre liste d’amis ou contacts votre réseau préféré, vérifiez bien le nombre. Parmi cette quantité, observez bien le nombre pasteurs, d’artistes, de spécialistes de tout genre, de croyants confirmés, etc. Essayez de comparez la présence de gens qui réagissent sur vos publications au nombre des personnes que vous avez comme amis. À votre grande surprise, vous verrez, en jetant un oeil sur d’autres profile que les “likes” et le commentaires dépendent surtout de la position sociale, du physique, des études voire l’endroit ou vivent les gens.

Un artiste, un homme politique ou un pasteur très connu peu un beau matin en se réveillant poster sur son mur un message très banal du style: “Bonjour les amis, petit déjeuner délicieux…” ou encore: “Journée de bronzage à la plage” ou encore: “Petite ballade à Paris”. Et dans les secondes qui suivent ce post, les likes et les commentaires tombent comme de la grêle du ciel. L’on peut se demander: “Mais qu’est-ce qui a d’édifiant, de surprenant dans ces simples phrases confirmant un état purement temporaire et éphémère? Comme nous venons de le signaler, ces likes sont comme des pastilles colorées que les amis (es) collent sur ces publications pour faire leur propre publicité. Sans utiliser de longues phrases, ils disent silencieusement: “Regardez, un tel ou untel est mon ami, je figure sur son profil, on y lit même mon commentaire. N’est-ce pas chouette?

Une vidéo ou une photo postée par un inconnu mais qui peut faire mourir de rire obtiendra des milliers de likes et des commentaires aussi hilarants que la publication.
C’est actuellement l’un des critères qu’utilisent certains réalisateurs pour sélectionner les artistes de demains. Il leur suffit d’en collecter une quantité étonnante pour qu’ils confirme leur notoriété. Mais où se situe le petit chrétien par rapport à tout cela?

Nul besoin de vous dire que toute cette hypocrisie crée un climat ou la jalousie et l’orgueil ne peuvent pas s’offrir le luxe d’être absentes. Comment voudriez-vous qu’un mur où les likes foisonnent et où les commentaires tombent comment les arbres de l’Amazone ne déclenche pas un peu de jalousie d’une part et de l’orgueil d’autre part? Seuls ceux qui sont bien imbus de leur objectif ainsi que des réalités du paysage, sauront prendre les choses avec prudence et beaucoup de recul.

Quelle doit donc être l’attente du croyant qui veut utiliser cette outil moderne de communication comme une aide pour son mynistère, sans se laisser prendre dans ce piège? L’important est de ne pas travailler pour attirer l’approbation de la foule. Depuis le temps des prophètes, en passant par celui de Jésus et de ses disciples jusqu’à aujourd’hui, l’admiration n’a pas été du côté des porteurs de la vérité. Si dans certains cas elle a pu l’être, c’était à titre provisoire ou temporaire. Une homme de Dieu couvert de gloire depuis ici-bas doit impérativement s’interroger sur sa gloire à venir. Jésus n’a jamais promis l’admiration de la foule à ses disciples. Il les a au contraire préparés pour accueillir à coeur joie la haine, la perscution, la prison et même la mort à cause de son nom: “Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.”

Êtes-vous parfois tentés de prendre un peu de temps pour compter vos likes vos dislikes et vos commentaires afin de vous positionner par rapport aux autres: qui es le plus aimé, le plus connu, qui a plus de côte? Pense à la grosse erreur de David quand il a décidé de faire le comptage de tous les soldats de son armée. Une opération apparemment anodine qui a pourtant provoqué la colère de Dieu. Toute opération qui consiste à renforcer notre moi, mettre en évidence nos réalisations personnelles, nos exploits, nos succès bref, notre propre gloire, ne sera nullement vue du ciel. Notre relation avec le Seigneur, notre écoute de son Esprit habitant dans nos coeurs nous permettra de comprendre quand la ligne est sur le point d’être franchie.

Que Dieu dans sa grâce nous aide à nous positionner par rapport au tendances de notre société présente dans le cercle des croyants mais glorifiant peu son nom ! Aimons-nous les uns les autres, encourageons et exhortons-nous mutuellement en faisant attention pour ne pas transformer nos relations en fond de commerce avec les “likes” comme du vrai likide (liquide). Que Dieu dirige nos coeurs vers la connaissance de son amour, le vrai, afin de pouvoir aimer comme Il nous a aimés et nous aimera éternellement !

Qu’il en soit ainsi !

Amen !

Nous attendons votre visite sur nos sites:

La radio: http://www.radioeben-ezerinternationale.com

Le podcast: http://www.radioeben-ezerinternationale.podomatic.com

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Posted by on September 1, 2015 in Uncategorized

 

TRIOMPHE PASCAL

TRIOMPHE PASCAL
Elle est vide la tombe où gisait le Maître, la Vie !
Comme Il l’a annoncé: la mort n’a nul pouvoir sur Lui.
Il est sorti vainqueur de ce combat libérateur
Qui donne accès au ciel à nous qui étions des pécheurs.

Satan a fait la fête en le voyant sur cette croix.
Pour lui, c’était la fin du salut, son sujet de joie.
Mais, oh alléluia, son calcul était erroné,
Le plan du Créateur jamais ne pouvait échoué.

Chantez ! Dansez chrétiens ! Le Roi est désormais vivant.
Il règne dans les cieux les yeux rivés sur Ses enfants.
Là, auprès de Son Père, Il intercède en leur faveur,
Balayant les mensonges du Diable, l’accusateur.

Il reviendra bientôt comme Il l’a un jour annoncé,
Non comme un doux Agneau mais en un Lion courroucé.
Ceux qui ont méprisé Sa grâce au moyen de la foi
Seront tous condamnés pour l’éternité cette fois.

Merci, ô Rédempteur, pour l’oeuvre parfaite et bénie
Que tu as accomplie afin de nous donner la vie !
Reçois ce doux parfum de notre sainte adoration
Auteur incontestable de notre justification !

Auteur Franck DORISTIL
Matin du 5 Avril 2015
29665161_10214046764994537_5598256931977067957_oMon site: http://www.radioeben-ezerinternationale.com

 
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Posted by on April 6, 2015 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE (Dixième session: La beauté de l’amour parfait)

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE (Dixième session: La personnification de l’Agapê)

Au cours de ces dernières années les gens vivant en France ont eu l’occasion d’écouter d’émouvants récits où le courage et la bravoure étaient en action. Sur presque toutes les lèvres et dans les médias on en parlait avec beaucoup d’admiration. Toutefois, étant donné que l’on parle très rarement d’amour dans de telles circonstances dans les discours du monde séculier, on a semble-t-il jugé plus utile de parler d’altruisme, de patriotisme et surtout d’héroïsme. Pourtant, on aura beau se considérer comme un bon patriote, sans un amour sans hypocrisie pour son prochain, il ne sera pas facile de s’exposer soi-même pour  sauver une autre vie. Ce sentiment qui pousse à oublier ses propres intérêts en vu du bien de son prochain, de se priver de certains luxes afin de porter son secours aux malheureux,  à quelqu’un qui est en danger,  n’est autre que cette forme d’amour sacrificiel: l’agapê. Vous vous souvenez de la magnifique description que nous vous avons donnée dans l’une des premières sessions du cours et que je n’hésiterai pas de vous proposer une nouvelle fois. Lisons-le ensemble:

La charité est patiente, elle est pleine de bonté; la charité n’est point envieuse; la charité ne se vante point, elle ne s’enfle point d’orgueil,elle ne fait rien de malhonnête, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne soupçonne point le mal,elle ne se réjouit point de l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité;elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout. (1 Corinthians 13: 4 – 7 – LSG) 

L’auteur présente cet amour altruiste comme étant une personne qui sait décider de ce qu’elle veut et fait. On dirait qu’il confond l’attitude, le comportement et l’action de la personne qui aime à sa personne même. En effet, il ne s’agit certainement pas d’un sentiment instable, passager, conditionnel et superficiel. L’agapê, cet amour hors du commun est le fruit d’une décision réfléchie du coeur avec l’assentiment de la volonté. Cet amour n’est pas né d’un accident, d’un coup de coeur. C’est le résultat d’une prise de conscience, d’un travail en profondeur, d’une vraie révolution voire d’une transformation. Ici, on n’aime pas pour que ou dans le but de ou afin que, ni même parce que. On aime en dépit de, malgré que. C’est pour cette raison que cet amour ne fait aucune acception de personne. Tout le monde est inclus dans sa liste. C’est un amour non exclusif, il est inclusif. L’apôtre Paul va jusqu’à dire ce qui suit: “La charité ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra . (1 Corinthians 13: 8 – LSG)” Et le roi Salomon, l’un des rois les plus sages qu’a connu ce monde l’a décrit de cette manière: “Mets-moi comme un sceau sur ton coeur, Comme un sceau sur ton bras; Car l’amour est fort comme la mort, La jalousie est inflexible comme le séjour des morts; Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, Une flamme de l’Eternel.Les grandes eaux ne peuvent éteindre l’amour, Et les fleuves ne le submergeraient pas; Quand un homme offrirait tous les biens de sa maison contre l’amour, Il ne s’attirerait que le mépris. (Cantique des cantiques 8: 6 – 7 – LSG) 

De ce fait, exagérions-nous en disant que l’amour est aussi un personne ? Trouverions-nous un support biblique ou théologique pour asseoir un tel argument ? Ne serait-ce pas une flagrante exagération voire une condamnable  hérésie que de prétendre que l’amour peut, dans certains cas, être bien plus qu’un sentiment ? Voici ce que nous lisons dans les Saintes Lettres:

“Et nous, nous avons connu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. Dieu est amour; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. (1 John 4: 16 – LSG) ” Oui, il est beau d’aimer. C’est vraiment merveilleux d’expérimenter l’amour parfait.

LE COURS :

 Bien-aimés, aimons nous les uns les autres; car l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu.Celui qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.Bien-aimés, si Dieu nous a ainsi aimés, nous devons aussi nous aimer les uns les autres.Personne n’a jamais vu Dieu; si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et son amour est parfait en nous.Nous connaissons que nous demeurons en lui, et qu’il demeure en nous, en ce qu’il nous a donné de son Esprit . (1 Jean 4: 7 – 13 – LSG) 

 
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Posted by on February 16, 2019 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPÉTOLOGIE: (Neuvième session: Pédophile: Un mot mal choisi)

COURS GRATUIT D’AGAPÉTOLOGIE (Neuvième session)Un nom mal choisi: Pédophile

« L’amour ne fait de mal à personne. »

Le jour où j’ai osé écrire à l’académie française, c’était suite à des années de réflexion sur le mot pédophile. Je me souviens comment et à quel époque j’ai découvert ce vocable pour la première fois. Je travaillais dans la partie engineering (technique) d’une radio en Haïti et tous les matins je devais faire un tour dans la salle des nouvelles pour voir si tout est ok. J’en profitais pour jeter un œil sur les dernières dépêches de l’AFP. C’est là que j’ai pris conscience du mauvais usage de ce mot à l’époque nouveau pour moi. En le comparant avec d’autres ayant le même suffixe, j’ai constaté une différence énorme entre les motivations et les sentiments des intéressés. Prenons par exemple les mots cinéphile, mélophile, bibliophile, théophile, etc. Dans tous ces mots, le verbe grec « philéo » n’a pas de connotation négative, au contraire il met en évidence une forme de respect et d’estime. Vous comprendrez alors qu’un vrai pédophile devrait être quelqu’un qui défend la cause des enfants, les protège et cherche leur bien. Il y a beaucoup d’associations qui œuvrent pour améliorer le sort des enfants dans le monde, n’était-ce pas cette erreur linguistique, il n’y aurait rien de choquant de les voir comme des associations pédophiles. Mais hélas ! Le mal est fait. Voici un extrait de mon courrier: 

MOT, SENS ET BON-SENS (TRÈS TRÈS HAUTE DÉFINITION):

« Le jour où un bibliophile (celui qui aime et recherche des livres rares et précieux) serait quelqu’un qui d’habitude prend un beau livre le. déchire, le traîne dans la boue, marche dessus et le lance dans une  poubelle, alors le mot pédophile conviendra à sa définition actuelle. Autrement, il n’y que le mot misopaide ou misopède qui rend justice à notre belle et riche langue, le français ainsi que le grec ancien d’où proviennent les deux mots dont il est formé. En effet, tout comme le mot misogyne (du grec miseo: haïr et gynê: femme), le misopède ou misopaide  (formé du verbe grec miseo: haïr et de paidon: enfant) c’est quelqu’un qui “éprouve un amour charnel, une attirance malsaine pour les enfants. Ce sentiment est « l’eros » (désir érotique) et non le philia (amour paternel ou maternel). La prochaine fois que vous souhaitez désigner quelqu’un de ce type, pensez à faire appel à votre bon sens. Cela aura plus de sens. Mais, qui va me croire ?”

LE COURS:

«Peu après, des gens lui amenèrent des petits enfants pour qu’il leur impose les mains et prie pour eux. Les disciples leur firent des reproches. Mais Jésus leur dit : Laissez donc ces petits enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux appartient à ceux qui leur ressemblent. Puis il leur imposa les mains et poursuivit son chemin.»
‭‭Matthieu‬ ‭19:13-15‬ ‭BDS‬‬

«Si quelqu’un devait causer la chute de l’un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux qu’on lui attache au cou une de ces pierres de meule que font tourner les ânes, et qu’on le précipite au fond du lac.»

‭‭Matthieu‬ ‭18:6‬ ‭BDS‬‬

Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits; car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient continuellement la face de mon Père qui est dans les cieux. (Matthew 18: 10 – LSG) 

REMARQUES UTILES: Non a l’alêtéaphobie (crainte obssesive de la vérité) !

 Malgré le vent de panique que peut créer les passages bibliques cités tout le long de ce cours gratuit d’Agapologie, et le risque de theéomise (haine du divin) de religiophobie (crainte servile de la religion), de pistophobie (gêne éprouvée quand on parle de la foi) encouru par les lecteurs un peu sceptiques, sachez que ces conseils ont fait leurs preuves un peu partout. Pas de quoi s’alarmer ! Les témoignages d’anciens criminels, de prostitués invétérés, de voleurs et des pécheurs toutes catégories comprises le confirme. Car, plus d’un ont vu leurs vies transformées en appliquant le principe de l’amour parfait à leur triste réalité. Et cela a vraiment marché. Des éducateurs, des enseignants, des avocats et des aumôniers de prisons peuvent le confirmer. Des cas considérés naguère par de nombreuses personnes comme perdus ont été revus à la hausse et corrigés, à la grande surprise de tous. L’amour, qu’est-ce qu’Il merveilleux cet Amour (l’Agapê). Quand on l’expérimente et le vit au quotidien, son univers devient différent, même sans aucun changement apparent de l’extérieur, car le plus grand travail se fait à l’intérieur, dans le coeur. Si vous trouvez quelqu’un, homme ou femme, qui arrive à causer du tort à quelqu’un au nom de l’Amour, sachez qu’il ne s’agit que d’une caricature de cette noble vertu et que vous avez sans doute à faire à un être atteint « d’une forme d’éros ou de pornéia malsain ».

 
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Posted by on February 15, 2019 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE (Huitième session: le coup de foudre au sens figuré)

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE OU AGAPÊTOLOGIE: (Huitième session: Le coup de foudre au sens figuré)

Vous avez un bon ami qui vit à l’étranger et dont vous gardez de précieux souvenirs. Il vous a tellement rendu de service que vous n’arrêtez pas de penser à lui rendre un jour la réciprocité. Et voilà sans vous y attendre, cet ami a sollicité votre aide pour pouvoir accueillir son fils aîné lors d’un court séjour dans le pays où vous vivez actuellement pendant quinze jours. Débordant de joie et tout heureux de pouvoir enfin lui témoigner votre reconnaissance en cette occasion si spéciale, lors du dernier entretien téléphonique avec lui, vous n’avez noté que le nom de l’aéroport, le numéro du vol, la date et l’heure d’arrivée. Quant à son fils que vous n’avez jamais vu (puisqu’il est né à l’étranger) vous n’avez demandé aucun renseignement sur lui. Le jour fixé, vous voilà donc devant l’aéroport pour surveiller sa sortie de l’enceinte. À chaque fois que vous voyez quelqu’un de son âge sortir, vous ne pouvez vous empêcher d’aller vers lui afin de l’interroger. Et à plusieurs reprises, il vous est même arrivé de bondir de joie pour rien, convaincu que c’était vraiment lui. En fin de compte, vous avez décidé de vous approcher de l’accueil afin de demander de l’aide et c’est là que vous trouvez enfin le jeune enfant impatient que vous attendiez si désespérement. Juste en essayant d’aller demander de l’aide, la réponse est vite trouvée.

Au cours des jeunes années d’une personne (peu importe le sexe), les incertitudes sur celui ou celle avec qu’elle choisira pour vivre le reste de ses jours sont, d’une part, les premiers facteurs susceptibles de favoriser les coups de foudre. D’autre part, l’ignorance de ce que l’on attend vraiment de l’autre, que ce soit sur le plan physique, intellectuel, professionnel, moral ou spirituel ne fait qu’augmenter la possibilité d’être pris un jour ou l’autre dans ce piège. Il est vrai que nous vivons dans une époque où la jeune génération sait presque tout (ou du moins pense tout savoir), les sages conseils des aînés les aideraient grandement quand viendront ces moments inévitables drs fois. Malheureusement, ceux qui sont les mieux placés pour souligner l’importance des conseils des aînés font souvent partie des destructeurs de l’énorme richesse qu’ils représentent.

Mais en fait, c’est quoi le coup de foudre ? Comme son nom l’indique, c’est une vague de sentiments complexes d’une grande envergure qui s’abat sur quelqu’un en présence ou à la vue d’une personne rencontrée, dans bien des cas, pour la première fois ou dans une situation très particulière. Les facteurs le provoquant peuvent varier d’un parfum, d’un simple regard, d’un sourire, de l’allure, de la tenue au son de la voix de l’autre. C’est comme une forme de confirmation venant de nulle part du fait que la personne est vraiment celle qui vous convient et qui vous est destinée. À partir de cet instant, vous pouvez avoir l’impression que votre coeur qui était une sorte de digue contenant vos sentiments les plus intimes s’est brutalement rompue pour tout déverser sur cet inconnu (ou presque) dont vous ignorer presque tout. Le sujet devient comparable à une flèche lancée à toute vitesse que rien ne peut arrêter tant qu’elle n’a pas atteint sa cible. Et quelle cible ? On dit souvent que l’amour est aveugle, toutefois, ce n’est pas le vrai amour (l’agapê) qui est aveugle, c’est plutôt le coup de foudre. Car, il ne se base que sur une infirme partie de la réalité et minimise tout le reste qui souvent est bien plus important. Le coup de foudre peut rendre littéralement malade. Elle provoque de l’insomnie, de la perte d’apétit, un manque d’intérêt pour les études, etc. Ce qui rend encore plus dangereux ce sentiment, c’est le fait que l’ignorance et l’incertitude se trouvent non seulement du côté du sujet, mais également de celui de l’objet. La confusion et l’illusion sont donc multipliées par deux et diminuent la possibilité de s’ouvrir à la lumière de la vérité. Nul besoin de vous dire que derrière ce sentiment envahissant se cache toujours la déception, la frustration et la consternation puisque ce que l’on sent, voit et entend n’est que l’ombre de la réalité. Et à un moment où notre monde vit sa plus grande crise identitaire et que le jeu du double visage devient une banalité, les gens trop sûrs d’eux qui croient se passer des conseils doivent s’attendre à bien des surprises.

LE COURS:

Quelques instants je t’avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t’accueillerai; Dans un instant de colère, je t’avais un moment dérobé ma face, Mais avec un amour éternel j’aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l’Eternel. Il en sera pour moi comme des eaux de Noé: J’avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre; Je jure de même de ne plus m’irriter contre toi Et de ne plus te menacer. Quand les montagnes s’éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s’éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l’Eternel, qui a compassion de toi. Malheureuse, battue de la tempête, et que nul ne console! Voici, je garnirai tes pierres d’antimoine, Et je te donnerai des fondements de saphir;Je ferai tes créneaux de rubis, Tes portes d’escarboucles, Et toute ton enceinte de pierres précieuses. (Ésaïe 54: 7 – 12 – LSG)

 
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Posted by on February 14, 2019 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE (Septième session: le coup de foudre au sens propre)

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE OU AGAPÉTOLOGIE: Le coup de foudre au sens propre 
Beaucoup de gens confondent le vrai amour aux sentiments plus ou moins passagers qui sont souvent fonction de l’aspect physique, la culture, de la bienveillance, la position sociale ou tout simplement de la grâce de l’être aimé, que ce soit dans le cadre d’une simple amitié ou d’une relation de plus grande envergure, comme dans le mariage par exemple. L’amour dont il est question dans ce cours, n’est pas ce sentiment conditionnel et fugace qui semble dire à l’autre: tant que tu restes agréable à mes yeux, tant que tes yeux brillent comme l’astre du jour, tant que tu arrives à te cajoler par ton banquier à cause de tes comptes renfloués, je t’aimerai ô mon amour.

 LE COUP DE FOUDRE AU SENS PROPRE

Alors que j’étais encore célibataire, je passais un week-end chez mes parents à la campagne, dans les hauteurs de Pétionville (HAÏTI), après une semaine de travail non loin de la capitale. Voulant capter quelques stations étrangères, j’avais placé une antenne sur un long tige de bambou au dessus du toit en tôle de la maison paternelle. Je m’étendais sur mon lit pour écouter la radio, le récepteur lié à un fil provenant de l’antenne extérieure. Mon petit frère qui dirigeait un groupe d’enfants, répétait des chants avec eux à la maison. Soudain, j’ai entendu un bruit assourdissant suivi d’un court silence et le toit était devenu tout rouge. Et juste après, j’ai cru entendre ma petite soeur et mon père crier très fort: Jésus ! Jésus ! M’étant vite levé pour aller voir ce qui se passait, j’ai vu mon père et la soeur tenir mon petit frère inanimé et ils continuaient à crier et à prier. Je me suis donc mis avec eux tétanisé, tremblant et tout en sanglotant pour reprendre à l’unisson le même cri transformé en prières. Et, petit à petit, mon petit frère commença à se mouvoir, puis s’exprimer. 

Pour nous aider à comprendre ce qu’il venait de vivre, il nous a tout simplement dit qu’il a senti son coeur devenir dur comme une pierre. En effet, n’étant repas reliée à la terre, cette antenne a servi de raccourci idéal pour attirer la foudre sur la maison à notre insu. Le landemain, nous avons appris qu’une vache a été foudroyée non loin de la maison en la même occasion. Les experts vous dirons que nous avons assisté à un arrêt cardiaque suite à la décharge électrique produite par la foudre et que la chance de survie dépendait de l’intervention d’urgence de spécialistes de santé ou d’un secouriste. Quant à nous, dans cet endroit reculé, sans moyen de transport, on ne pouvait rien faire que crier ou du moins prier. Vous n’y croyez peut-être pas, mais aujourd’hui, je peux dire que nous avons assisté à quelque chose de très spécial, pour ne pas dire un vrai miracle. Récemment, à l’occasion de son anniversaire, j’en parlais à ce petit frère. J’avais envie de pleurer de joie. Et, l’ironie du sort, dans cette maison même, l’ancien foudroyé dirige aujourd’hui une radio FM et une grande église de plusieurs centaines de membres. 

Si vous n’avez jamais vécu un coup de foudre, sachez que ce n’est pas du tout un jeu. C’est souvent une expérience très désagréable. Il est donc important de s’en préparer en s’équipant de paratonnerres efficaces. Au lieu de s’amuser dire que cela ne vous arrivera jamais, vaut mieux faire preuve de la plus grande prudence. Vous avez bien compris que je suis passé du sens propre au sens figuré, car la différence n’est pas trop grande. Suite à un coup de foudre sentimental, on peut perdre littéralement sa vie que ce soit sur le plan professionnel, moral, spirituel et même économique. Beaucoup de ceux et de celles qui en ont fait l’expérience peuvent le témoigner. Nous reviendront sur la question de coup de foudre lors du prochain cours, pour envisager la fabrication d’un paratonnerre de bas coût mais d’une grande efficacité. 

LE COURS:

Amnon se coucha, et fit le malade. Le roi vint le voir, et Amnon dit au roi: Je te prie, que Tamar, ma soeur, vienne faire deux gâteaux sous mes yeux, et que je les mange de sa main. David envoya dire à Tamar dans l’intérieur des appartements: Va dans la maison d’Amnon, ton frère, et prépare-lui un mets. Tamar alla dans la maison d’Amnon, son frère, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara devant lui des gâteaux, et les fit cuire;prenant ensuite la poêle, elle les versa devant lui. Mais Amnon refusa de manger. Il dit: Faites sortir tout le monde. Et tout le monde sortit de chez lui.Alors Amnon dit à Tamar: Apporte le mets dans la chambre, et que je le mange de ta main. Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits, et les porta à Amnon, son frère, dans la chambre. Comme elle les lui présentait à manger, il la saisit et lui dit: Viens, couche avec moi, ma soeur. Elle lui répondit: Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit point ainsi en Israël; ne commets pas cette infamie. Où irais-je, moi, avec ma honte? Et toi, tu serais comme l’un des infâmes en Israël. Maintenant, je te prie, parle au roi, et il ne s’opposera pas à ce que je sois à toi. Mais il ne voulut pas l’écouter; il lui fit violence, la déshonora et coucha avec elle . ( 2 Samuel 13: 6 – 14 – LSG) 


  

 
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Posted by on February 13, 2019 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPÉTOLOGIE (Sixième session: La loi et l’amour)

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE OU AGAPÊTOLOGIE:

(Sixième session: La loi et l’amour)

Vous est-il déjà arrivé de vous demander: que serait notre société sans les lois, les décrets, les Constitutions, les codes de conduite, etc ? Essayez de penser juste un instant à la circulation des véhicules, aux usagers des transports et à tous les domaines où il y a interaction entre les êtres humains ! Seuls les plus forts, les plus doués, voire les plus rusés arriveraient à se faire une petite place dans ce monde du chacun pour soi. Nul besoin d’aller trop loin, un parking de super marché, la cours de récréation et même l’intérieur d’un train sont autant d’endroits pour en faire l’expérience. La loi est fort heureusement là pour dissuader ceux qui ne pensent qu’à leurs intérêts égoïstes et personnels. Disons donc: Merci aux législateurs pour leurs aides si précieuses ! 

Néanmoins, vous en êtes tous conscients, la loi ne résoudra jamais tous les problèmes du monde. Les multirécidivistes en sont bien la preuve. Prenons l’exemple d’homme qui, pour avoir violenté sa femme, a donc fait un long séjour derrière les barreaux. Après avoir purgé sa peine, avant de quitter la prison, il a promis et même juré sur sa vie de ne plus recommencer. Mais, une semaine après sa libération, le pire est survenu, au grand désespoir des juges et des avocats des deux parties. Et le voilà à la case de  départ, pour la perpétuité cette fois. En dépit de sa puissance, la loi a bien ses limites et le sachant, certains en profitent. 

Fort heureusement, là où s’affaiblissent les lois, là où leur capacité de dissuasion s’effrite, il y a une autre force qui est capable de nous venir en aide: C’est l’Amour. Il sait entrer là où les autorités baissent les bras à causent de leur impuissance, pour ramener à la raison des individus fous de rage. Il arrive à ramollir, à adoucir les coeurs les plus endurcis. Pour y avoir gouté, certains n’en reviennent toujours pas et ne font que fondre en larme juste en y pensant. Naguère, intraitables, violents rancuniers, racistes et irrespectueux, ils sont devenus aussi doux qu’un agneau. Voilà le grand miracle que peut produire et qu’à déjà produit mille et une fois l’Amour.  Mais attention, il ne s’agit nullement de l’eros ni du pornéia qui ne voit que l’apparence physique ou le charme de l’autre, cette  passion charnelle qui fait de l’être « aimé » un simple objet pour assouvir sa soif, satisfaire ses désirs,  cet amour qui rend fou et aveugle car il ne se maîtrise pas et ne se contrôle pas. C’est également un sentiment trompeur qui pousse certains à se déguiser en prince charmant ou reine des coeurs et des que la satisfaction est atteinte, on a envie d’aller voir ailleurs.  Avez-vous quelqu’un dans votre vie aujourd’hui ? Pensez-vous à déclarer votre flamme à quelqu’un ? S’il vous plaît, passez au crible votre amour ! Mettez-le à l’épreuve afin d’en vérifier la nature ! Il vous faut cet amour qui fait de l’intérêt de l’autre (son bonheur, sa sécurité, son épanouissement) toute sa priorité. 

LE COURS: 

«Absalom, un fils de David, avait une sœur qui était très belle et qui se nommait Tamar. Amnôn, un autre fils du roi David, en tomba passionnément amoureux. Il se rongeait tant à propos de sa demi-sœur qu’il s’en rendait malade, car elle était vierge et il lui semblait impossible de l’approcher. Amnôn avait un ami nommé Yonadab, un fils de Shimea, le frère de David. C’était un homme très astucieux. Il demanda à Amnôn : Fils du roi, pourquoi es-tu si déprimé ? Chaque matin tu parais l’être davantage. Ne veux-tu pas m’en dire la cause ? Amnôn lui répondit : Je suis amoureux de Tamar, la sœur de mon frère Absalom. Yonadab lui dit alors : Mets-toi au lit et fais comme si tu étais malade. Quand ton père viendra te voir, dis-lui : « Permets à ma sœur Tamar de venir me faire à manger, qu’elle prépare le repas sous mes yeux afin que je la voie faire, puis je mangerai de sa main. »»

2 Samuel 13:1-5 BDS

 
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Posted by on February 12, 2019 in Uncategorized

 

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE OU D’AGAPÊTOLOGIE (Cinquième session)

COURS GRATUIT D’AGAPOLOGIE (Cinquième session: La sur-culture de l’éros et du pornéa)

On se plaint beaucoup aujourd’hui de la multiplication des cas de violence scolaire et parfois même de séances de viol en bande organisée par « des mineurs ». Beaucoup d’éducateurs et même des officiels s’interrogent sans cesse sur le meilleur moyen d’enrayer cette honteuse plaie de notre société ô combien moderne. Pourtant, une chose sur laquelle ils semblent fermer les yeux, c’est la banalisation des relations intimes partout et en tous lieux. Des séquences vidéos, des images et des chants qui devraient être destinés aux monde des adultes (et quels adultes ?) sont maintenant à la portée même des tout petits. Et après, l’on se demande qu’est-ce leur est arrivé ? Mais, qui ne sait pas que ce que nous visualisons, écoutons et lisons quotidiennement détermine notre comportement ? Savez-vous que nous sommes tous dans une certaine mesure responsables de la conduite de nos enfants à l’égard de leurs paires ? Si nous leur apprenons à aimer (agapao), ils les aimeront. Si par contre ils nous voient banaliser l’éros et le pornéa, ils ont plus de chance de reproduire le mal qu’ils nous voient chérir. Par ailleurs, nul besoin de traverser la rue pour aller s’acheter les anciens manuels « destinés aux adultes ». Aujourd’hui, en un clic, n’importe quel enfant «smartphoné », s’il le souhaite, peut avoir accès à des formations de haut niveau en passion charnelle  (eros et pornéia). Ce qui est dommage. Et l’on chantera en chœur: Oh liberté ! Liberté mon amour !

DEBUT DU COURS: 

« Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. L’amour est fort comme la mort, et la passion est inflexible comme le séjour des défunts. Les flammes de l’amour sont des flammes ardentes, une flamme venant de l’Eternel. Même de grosses eaux ne peuvent éteindre l’amour, et des fleuves puissants ne l’emporteront pas. L’homme qui offrirait tous les biens qu’il possède pour acheter l’amour n’obtiendrait que mépris. » « Nous avons une sœur, elle est petite encore, sa poitrine n’est pas formée, que ferons-nous pour notre sœur lorsqu’il sera question de la marier ? » « Si elle est un rempart, nous bâtirons sur elle des créneaux en argent. Si elle est une porte, nous, nous la bloquerons d’un madrier de cèdre. Moi, je suis un rempart, mes seins en sont les tours. Aussi ai-je trouvé la paix, auprès de lui. »

Cantiques 8:5-10 BDS

 
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Posted by on February 11, 2019 in Uncategorized

 

QUAND LA MAUVAISE FACE DU MOI SE MET AU SERVICE DE LA SOUFFRANCE (Extrait)

ET SI L’AMPLITUDE DE NOTRE SOUFFRANCE DÉPENDAIT DE NOUS ?

“Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun . (Romans 12: 3 – LSG) “

“… Ce n’est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j’ai appris à être content de l’état où je me trouve. Je sais vivre dans l’humiliation, et je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette. Je puis tout par celui qui me fortifie . (Philippians 4: 10 – 13 – LSG) “

Si je devais choisir mon sujet pour ce nouveau chapitre, je me pencherais sur quelque chose de plus joyeux, de plus appréciable, quelque chose qui aurait partout la côte ou qui attirerait plein de likes. Mais, il est des moments de la vie où l’on a besoin d’entendre ou de lire exactement tout le contraire, afin de trouver le réconfort et la consolation pour son âme endolorie, de la force pour traverser des heures sombres. Tel est donc la raison d’être de ce chapitre sur un sujet qui intéresse tant de gens aujourd’hui. Nous savons tous combien il est important d’apprendre à s’apprécier, à s’aimer, afin d’avoir un bon repère pour pouvoir aimer en retour ses semblables et également pour garder la tête haute dans les épreuves. Toutefois, lorsque cette estime de soi n’est pas soutenue, appuyée ou complétée par d’autres vertus telles que:   l’humilité, la tempérance et la patience, par exemple, elle risque de passer tout à côté  de son rôle premier. Dans les prochaines lignes, nous essayerons de voir cela de plus près.

La façon dont quelqu’un se voit, l’image qu’il a de lui-même et l’importance qu’il accorde à sa propre personne pèsent bien plus qu’on ne le croit dans le poids total de la somme des douleurs qu’il éprouve suite à un acte humiliant dont il aurait été victime. C’est encore plus vrai quand il ne s’agit que des blessures émotionnelles ou affectives. (N’oubliez pas que dans cette étude, le mot humiliation englobe également le mépris, le harcèlement, le bizutage et même les actes ou les propos racistes).  En effet, ce que l’on ressent dans ces circonstances bien particulières ne se manifeste pas toujours dans l’immédiat. C’est le plus souvent après quelques réflexions sur l’incident et une analyse de l’acte (paroles, gestes ou attitudes, etc.) que l’on arrive à en prendre toute la mesure. On dispose donc de ce temps pour souligner soigneusement les détails ainsi que leurs éventuels impacts sur l’âme. Et dans cette démarche automatique dont la rapidité dépend du tempérament, de la maturité émotionnelle et spirituelle du sujet, le juge suprême n’est autre que le moi. C’est ce dernier qui va prendre la mesure du préjudice et  de la note fictive que l’agresseur ou le fautif lui a attribuée par son insolence, son attitude ou son comportement. Et, nul besoin de vous dire que le dosage de cette note n’est pas sans incidence sur le ressenti et les sentiments à proprement parler du sujet. Bien qu’il ne soit pas facile à ceux qui nous observent de toujours s’en rendre compte, notre être intérieur n’en sera pas moins affecté.

Tout autant que s’accroît notre propre valeur à nos yeux  et au regard des autres, autant ce que nous ressentons lorsque nous sommes blessés peut prendre des dimensions considérables et même disproportionnées. Notre estime de nous-mêmes est indispensable certes, toutefois, sa mauvaise gestion ne nous rend nullement un service de qualité. On aurait beau nous encourager à croire en nous-mêmes (notre potentiel, nos atouts, nos talents et nos compétences, sans oublier notre force de caractère) cette confiance en soi n’a malheureusement pas que de bons côtes.  Il semblerait même que l’impression que nous avons de nous même, si cela va outre mesure, fragilise considérablement notre capacité de résistance face aux épreuves du genre: médisance, mépris, rejet, abandon, etc. Tant que l’on reste très fier de soi, de son parcours, très sûr de sa notoriété, de ses compétences, de sa beauté, bref, de son aura, tant sa vulnérabilité s’épaissit et s’agrandit. Donc, il est clair que notre réaction par rapport à une parole blessante ou un regard scrutateur, par exemple, ne soit pas toujours étroitement liée à ce que l’autre nous a fait. Ce que l’on se croit être et ce que l’ont est y exécutent également leur partition. Ne soyons pas étonnés si un simple refus, un petit retard de deux minutes, l’oubli d’une lettre dans un mot rend certaines personnes malades à mort. Cette vulnérabilité peut prendre la forme d’un perfectionniste et d’une rigueur maladifs  tant à l’égard de soi-même qu’à celui des autres.

Pourquoi moi ? Voilà une question que nous nous sommes sans doute déjà posés au moins une fois au cours de cette vie et que nous avons déjà entendue autour de nous ! Elle a l’air d’être d’une grande simplicité, voire anodine, pourtant derrière elle se cache  tout ce que nous pensons de nous,  et malheureusement à tort.  On dirait qu’à nos yeux, tout ce qui est souffrance, difficulté, épreuve, humiliation (et que sais-je encore ? ) ne convient qu’aux autres: nos prochains, nos voisins, nos collègues de travail, etc. Quant à nous, nous sommes à nos yeux comme immunisés (ou du moins aurions dû l’être) des coups durs de la vie qui devaient, selon nous, passer bien au-delà de nos têtes, sans même effleurer notre univers personnel. Pourtant, une chose qui nous échappe trop facilement, c’est que nous sommes tout aussi humains que les autres et avons également droit aux mêmes lots de chagrin en tant que descendants d’Adam, portant en nous l’empreinte ou les traces indélébiles de la chute.

Voilà donc la raison pour laquelle l’humilité tient une place si considérable dans les Écritures Saintes ! C’est un excellent contre-poids qui permet à nos émotions ainsi que notre raison de retrouver leur équilibre lorsque notre moi “aussi pesant qu’un petit rien” essaye sans succès de tendre vers l’infini. En effet, ces choses qui nous poussent à nous prendre tellement au sérieux ont un bien infime  poids du point de vue de l’éternité et aux yeux du Créateur. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que même les gens autour de nous qui devraient normalement nous rappeler à l’ordre lorsque nous nous engageons dans cet exercice ô combien périlleux se prêtent eux aussi à ce jeux déraisonnable. N’est-ce pas ce qui crée toutes ses rivalités et ces compétitions désastreuses qui causent tant de souffrances dans notre monde et et même dans le Corps de Christ. On refuse de voir l’autre évoluer, progresser ou s’épanouir, par crainte de se voir soi-même détrôné ou relégué en arrière plan. On s’autorise même bien des fois de le faire souffrir pour qu’il ne dépasse pas la marque qu’on lui a fixée.

L’humilité est donc un bon remède contre la vulnérabilité et même ces complexes qui paralysent tant d’êtres humains pourtant dotés d’énormes potentiels. L’absence ou une trop grande carence de cette vertu fait que l’on est tellement sensible au qu’en-dira-t-on que le moindre effort devient quelque chose de très complexe. L’humilité nous permet de rester exactement à notre place pour faire exactement ce que nous sommes à même de faire ou de dire, sans chercher à l’agrémenter afin de mieux paraître ou pour mieux impressionner les autres. Dans ce sens, elle se rapproche un peu du contentement, de la sérénité et même la patience. Si vous êtes toujours énervés, impatients et très explosifs, il se peut que votre moi soit en survolume. Vous n’êtes donc pas loin du danger de la chute. Le plus vite possible, il faut faire appel à cet efficace contre-poids afin de remettre le compteur à zéro.

L’absence ou le manque d’humilité fait que l’on s’arrête trop sur des choses qui n’ont pourtant pas  d’importance. Dès que notre personne est effleurée, la seule option qui nous saute à l’oeil, c’est de nous mettre en ordre de bataille, équipés de notre arsenal invisible. Même si l’on est dans le domaine de l’émotionnel et de la pensée, il ne faut surtout pas oublier qu’une action est tout simplement l’exécution d’une pensée ou d’un programme. À la lumière de la Bible, il n’y a pas de différence entre les deux. C’est pour cette raison que Jésus assimile la convoitise à l’adultère et l’apôtre Jean de son côté met la haine sur le même plan que le meurtre. L’humilité nous aide donc à ralentir le pas voire à nous arrêter quand l’orgueil nous demande de nous lancer à toute vitesse dans la mêlée. Et, l’un des dangers  encourus, c’est que l’orgueil ne sait pas évaluer ses faiblesses. C’est pour cette raison qu’il conduit toujours à la chute et à la honte.  Celui qui arrive à se rendre compte des méfaits de l’orgueil et de l’arrogance ne se permettra jamais de qualifier de faux modeste quelqu’un essaye tant bien que mal de s’effacer, peu importe sa notoriété. La modestie n’est jamais mauvaise. D’ailleurs, je dirais même qu’il est préférable de la mimer que de se faire prendre pour un grand prétentieux. Car, celui que l’on considère comme un faux modeste peut bien être quelqu’un qui s’entraîne à l’école de l’humilité. Mais qui nous le dira ?

Si tant d’accents est mis sur cette noble vertu dans les Écritures Saintes, ce n’est pas pour rien. L’humilité nous donne accès à la grâce Dieu, elle nous aide à affronter avec plus de sérénité les épreuves de la vie. C’est une sorte d’adaptateur ou de convertisseur, voire un filtre qui permet de tirer le bon du mauvais, de l’eau potable dans de l’eau d’une mer salée, de l’eau fraîche et limpide d’un rocher et du miel d’un carcasse d’un lion gisant par terre. Au lieu de hurler de toute sa force: “Pourquoi moi ? L’humble dira: Mais qui suis-je ? Je ne suis qu’un ver de terre.” Au lieu de dire: “Venez voir ce que j’ai accompli !” Il dira: C’est par sa grâce que je suis ce que je suis.”

Auteur Franck DORISTIL
Pasteur pour la RCEI
Extrait d’un livre en préparation sur la vie pastorale

 
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Posted by on February 1, 2019 in Uncategorized

 
 
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