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LE PHÉNOM’AIME QUI MÈNE: OH J’AIME ! EN SUIS-JE SÛR ?

“Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. (Luke 21: 17 – LSG)”

Après des mois d’observation et d’analyse, j’ai constaté un phénomène tout nouveau sur les réseaux sociaux qui n’a sans doute laissé personne indifférent. Ce phénomème a fait son apparition avec les mots “j’aime” ou “like”. Normalement, on pouvait croire que ces vocables ont rapport avec la qualité d’une publication quelconque, sa teneur, sa pertinence. Mais ,si au tout début les choses se passaient apparemment ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur sens évolue et ils subissent d’énormes changements. De nos jours, le verbe aimer en langage RS (réseaux sociaux) n’a pas toujours rapport avec la publication que ce soit une vidéo, un chant, une photo ou autre. Ce petit “like” ou “j’aime” coûte beaucoup plus cher qu’on le croirait. C’est une nouveau moyen de paiement, une sorte de couronne de gloire, un signe de popularité. Il ne faut surtout pas s’attendre à le voir au-dessous  de n’importe quel article ou publication. Le “j’aime” est définitivement un outil dont on se sert pour exprimer d’abord sa propre existence, faire sa propre promotion. C’est donc une nouvelle forme de billet de banque que l’on ne sort pas à tors et à travers ou n’importe comment de son porte-feuille. Avant de cliquer, on observe si c’est bien la place idéale pour se mettre en valeur, attirer l’attention sur sa personne.

Je vous propose ce petit test: “Allez dans votre liste d’amis ou contacts votre réseau préféré, vérifiez bien le nombre. Parmi cette quantité, observez bien le nombre pasteurs, d’artistes, de spécialistes de tout genre, de croyants confirmés, etc. Essayez de comparez la présence de gens qui réagissent sur vos publications au nombre des personnes que vous avez comme amis. À votre grande surprise, vous verrez, en jetant un oeil sur d’autres profile que les “likes” et le commentaires dépendent surtout de la position sociale, du physique, des études voire l’endroit ou vivent les gens.

Un artiste, un homme politique ou un pasteur très connu peu un beau matin en se réveillant poster sur son mur un message très banal du style: “Bonjour les amis, petit déjeuner délicieux…” ou encore: “Journée de bronzage à la plage” ou encore: “Petite ballade à Paris”. Et dans les secondes qui suivent ce post, les likes et les commentaires tombent comme de la grêle du ciel. L’on peut se demander: “Mais qu’est-ce qui a d’édifiant, de surprenant dans ces simples phrases confirmant un état purement temporaire et éphémère? Comme nous venons de le signaler, ces likes sont comme des pastilles colorées que les amis (es) collent sur ces publications pour faire leur propre publicité. Sans utiliser de longues phrases, ils disent silencieusement: “Regardez, un tel ou untel est mon ami, je figure sur son profil, on y lit même mon commentaire. N’est-ce pas chouette?

Une vidéo ou une photo postée par un inconnu mais qui peut faire mourir de rire obtiendra des milliers de likes et des commentaires aussi hilarants que la publication.
C’est actuellement l’un des critères qu’utilisent certains réalisateurs pour sélectionner les artistes de demains. Il leur suffit d’en collecter une quantité étonnante pour qu’ils confirme leur notoriété. Mais où se situe le petit chrétien par rapport à tout cela?

Nul besoin de vous dire que toute cette hypocrisie crée un climat ou la jalousie et l’orgueil ne peuvent pas s’offrir le luxe d’être absentes. Comment voudriez-vous qu’un mur où les likes foisonnent et où les commentaires tombent comment les arbres de l’Amazone ne déclenche pas un peu de jalousie d’une part et de l’orgueil d’autre part? Seuls ceux qui sont bien imbus de leur objectif ainsi que des réalités du paysage, sauront prendre les choses avec prudence et beaucoup de recul.

Quelle doit donc être l’attente du croyant qui veut utiliser cette outil moderne de communication comme une aide pour son mynistère, sans se laisser prendre dans ce piège? L’important est de ne pas travailler pour attirer l’approbation de la foule. Depuis le temps des prophètes, en passant par celui de Jésus et de ses disciples jusqu’à aujourd’hui, l’admiration n’a pas été du côté des porteurs de la vérité. Si dans certains cas elle a pu l’être, c’était à titre provisoire ou temporaire. Une homme de Dieu couvert de gloire depuis ici-bas doit impérativement s’interroger sur sa gloire à venir. Jésus n’a jamais promis l’admiration de la foule à ses disciples. Il les a au contraire préparés pour accueillir à coeur joie la haine, la perscution, la prison et même la mort à cause de son nom: “Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.”

Êtes-vous parfois tentés de prendre un peu de temps pour compter vos likes vos dislikes et vos commentaires afin de vous positionner par rapport aux autres: qui es le plus aimé, le plus connu, qui a plus de côte? Pense à la grosse erreur de David quand il a décidé de faire le comptage de tous les soldats de son armée. Une opération apparemment anodine qui a pourtant provoqué la colère de Dieu. Toute opération qui consiste à renforcer notre moi, mettre en évidence nos réalisations personnelles, nos exploits, nos succès bref, notre propre gloire, ne sera nullement vue du ciel. Notre relation avec le Seigneur, notre écoute de son Esprit habitant dans nos coeurs nous permettra de comprendre quand la ligne est sur le point d’être franchie.

Que Dieu dans sa grâce nous aide à nous positionner par rapport au tendances de notre société présente dans le cercle des croyants mais glorifiant peu son nom ! Aimons-nous les uns les autres, encourageons et exhortons-nous mutuellement en faisant attention pour ne pas transformer nos relations en fond de commerce avec les “likes” comme du vrai likide (liquide). Que Dieu dirige nos coeurs vers la connaissance de son amour, le vrai, afin de pouvoir aimer comme Il nous a aimés et nous aimera éternellement !

Qu’il en soit ainsi !

Amen !

Nous attendons votre visite sur nos sites:

La radio: http://www.radioeben-ezerinternationale.com

Le podcast: http://www.radioeben-ezerinternationale.podomatic.com

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Posted by on September 1, 2015 in Uncategorized

 

TRIOMPHE PASCAL

TRIOMPHE PASCAL
Elle est vide la tombe où gisait le Maître, la Vie !
Comme Il l’a annoncé: la mort n’a nul pouvoir sur Lui.
Il est sorti vainqueur de ce combat libérateur
Qui donne accès au ciel à nous qui étions des pécheurs.

Satan a fait la fête en le voyant sur cette croix.
Pour lui, c’était la fin du salut, son sujet de joie.
Mais, oh alléluia, son calcul était erroné,
Le plan du Créateur jamais ne pouvait échoué.

Chantez ! Dansez chrétiens ! Le Roi est désormais vivant.
Il règne dans les cieux les yeux rivés sur Ses enfants.
Là, auprès de Son Père, Il intercède en leur faveur,
Balayant les mensonges du Diable, l’accusateur.

Il reviendra bientôt comme Il l’a un jour annoncé,
Non comme un doux Agneau mais en un Lion courroucé.
Ceux qui ont méprisé Sa grâce au moyen de la foi
Seront tous condamnés pour l’éternité cette fois.

Merci, ô Rédempteur, pour l’oeuvre parfaite et bénie
Que tu as accomplie afin de nous donner la vie !
Reçois ce doux parfum de notre sainte adoration
Auteur incontestable de notre justification !

Auteur Franck DORISTIL
Matin du 5 Avril 2015
29665161_10214046764994537_5598256931977067957_oMon site: http://www.radioeben-ezerinternationale.com

 
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Posted by on April 6, 2015 in Uncategorized

 

LA RADIATION VUE DE L’EXTÉRIEUR (Un mirage)

LA RADIATION VUE DE L’EXTÉRIEUR:

Et Abimélec dit à Isaac: Va-t-en de chez nous, car tu es beaucoup plus puissant que nous. Isaac partit de là, et campa dans la vallée de Guérar, où il s’établit . (Genesis 26: 16 – 17 – LSG) 

Va-t-en de chez nous ! Cette formule sonne fort et est d’une extrême dureté, on y sent même une discrète odeur de méchanceté, de haine, de rivalité et de jalousie. Pourtant, c’est bien ce que sous-entend la sentence de radiation prononcer sur un membre d’église, ainsi que la très gênante lettre de radiation qu’on lui donne soit en main propre ou qu’on lui envoie par voie postale. Ce “Va-t-en de chez nous !” ne traduit-elle pas aussi une flagrante ignorance de la part de l’exécutant de l’ordre ? En effet, depuis quand l’église a-t-elle été la maison d’un homme, d’un groupe d’hommes ou d’un conseil pour y chasser des membres comme on le ferait pour des voleurs dévalisant en plein jour un champ de maïs ou de patates ou de betteraves à l’époque  de nos grands-parents ? Méthode jugée ridicule et obsolète à une époque où des caméras de surveillance arrivent à se loger même dans un comprimé destiné à être  avalé. Lorsque l’on va à l’église qu’est-ce qu’on dit d’habitude, n’est-ce pas que l’on va à la maison de Dieu ? Que penser alors Dieu de ceux qui se sont arrogés le droit d’agir ou de parler de la sorte: ” Va-t-en de chez nous ! “ à un de ses fidèles qui venait régulièrement en ce lieu (chez son père) pour l’adorer et pour entendre sa voix ? N’est pas inhumain, absurde et contradictoire à la fois ?

Il est impossible d’expliquer à quelqu’un ce qu’est vraiment la radiation, sans l’avoir vécue soi-même et sans en avoir expérimenté les effets destructeurs sur l’âme, sur le foyer et sur la vie spirituelle en particulier. Même le fait d’avoir eu un proche ou un ami qui est passé par cette sombre vallée ou “cette route de la mort” ne saurait habiliter quelqu’un pour traduire ce que l’on vit intérieurement. Cela constitue donc une forme de barrière permanente qui se dresse devant celui qui tenterait de lever le voile ou de faire la lumière sur ce monde bien spécial qu’est la radiation. 

Les seules personnes capables de se lancer dans cet exercice complexe (selon leur point, de vue bien entendu) sont ceux-là mêmes qui ont déclenché le processus. Leur manque d’altruisme leur viendra volontiers en aide pour gagner à leur propre cause la souffrance du prochain. À leurs yeux, radier son frère ou sa soeur de l’assemblée où il / elle servait le Seigneur, c’est comme mettre un animal dangereux hors d’état de nuire. C’est le priver de ses capacités d’agir, de servir et surtout de grandir dans la foi. C’est aussi le forcer à creuser de ses propres mains un trou dans le sol pour enterrer les dons qu’il ou qu’elle a reçus du Père céleste. Cela paraît irréaliste de ma part, mais vous allez sans doute le comprendre (si vous n’avez pas encore lu les chapitres précédents autour de la question. 

Que peut prétendre entreprendre dans l’immédiat un croyant qui était très actif dans son église et qui, du jour au lendemain s’est retrouvé avec ce poids lourd sur le dos, cette gênante chaîne aux pieds, sans même s’y attendre ? Vous rendez-vous compte du désarroi qui peut être le sien ? Et si jamais il s’agit de parents qui ont des enfants en âge de comprendre ce qui se passe, nul besoin de vous dire le cahot qui sera le leur. Pouvez-vous imaginer la confusion dans laquelle on peut se trouver à cause de ce changement brutal ? La somme totale d’émotions que l’on doit gérer ne diffèrera pas trop de celle que ressent une personne à qui l’on vient d’annoncer son prochain ou éventuel licenciement. Il n’y a que les mots et les contextes qui diffèrent. Le temps qu’il lui faudra pour se redresser tête ou pour se relever de cette chute brutale ne dépendra malheureusement ni de lui tout seul (bien qu’il ait une forte contribution à y apporter), encore moins de ceux qui l’ont jeté dans cette sombre cellule carcérale et qui ont volontairement dissimulé la clé par la calomnie et la médisance qu’ils peuvent faire circuler autour de leur “frère”ou de leur ‘soeur” pour empêcher à d’autres assembles de lui ouvrir la porte sans suspicion aucune.

Là encore, je vous propose un exercice difficile voire impossible, car, quel est ce journaliste qui prétendra couvrir une manifestation violente où çà brûle “grave” avec des pavés provenant de toute part, sans être parmi la foule pour en prendre la température ? À vrai dire, il sera toujours possible de faire des synthèses à partir de ce qu’on entend de loin ou de ce qu’en disent les généreux internautes (souvent que des fake news ou des rumeurs), mais rien n’équivaudra un flash émis par un courageux reporter qui est au coeur-même de l’action. On aura beau avoir des doctorats en théologie (grande fierté de nos actuels artisans des Saintes Lettres) tout en ignorant complètement ce qu’est le lot d’un frère ou d’une soeur radié de son église. 

Tout comme les pharisiens et les chefs des juifs qui se frottaient les mains après qu’ils se sont fait livrer le Seigneur par un de ses disciples, de même, quelques responsables d’une assemblée peuvent goûter d’une drôle d’allégresse (une contrefaçon de la vraie allégresse) lors de la déchéance d’un membre gênant ( ), avec l’appui ou le silence d’un référent d’une grande association d’églises peu ou très connue du secteur. Sauf un bon coup de fouet de l’Esprit-Saint les aiderait à se rendre compte de leur folie en troublant leur sommeil par des cauchemars ou en leur coupant même l’appétit par remord ou par culpabilité. Tout compte fait, vous comprenez maintenant que la radiation ne s’explique pas de l’extérieur peu importe l’intensité de notre désir d’en parler. Il faut être au coeur de la tornade pour pouvoir capter ses plus fiables images. Sinon tout ce qu’on en dira ne sera que parole en l’air. Mais, qui prendra le risque de me croire ?

Ainsi frères et soeurs et amis, quel autre choix a un auteur chrétien désireux de faire comprendre ce vilain phénomène que de se laisser jeter lui-même dans ce haut-fourneau chauffé au maximum par des gens qui naguère applaudissaient après ses sermons, levaient les mains pour adorer avec lui lorsqu’il présidait les cultes voire taper les pieds au son de sa basse à cinq cordes ? Il reviendra bientôt si Dieu le veut avec le prochain chapitre pour mettre à nue ce qui constitue une vraie honte pour le Corps de Christ, pourtant chérie des faux bergers dont le manque d’amour ne permet pas d’aller au bout de la résolution des problèmes même mineurs affectant cette famille spirituelle. 

 Puisse Dieu nous venir en aide ! 
Auteur Franck DORISTIL 
Extrait d’un ouvrage sur la vie pastorale en préparation

 
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Posted by on October 6, 2018 in Uncategorized

 

ISMAËL : UNE RÉAPPARITION MIRACULEUSE, PUR PRODUIT DU PARDON

ISMAËL: UNE RÉAPPARITION MIRACULEUSE, PUR PRODUIT DU PARDON

“Voici les jours des années de la vie d’Abraham: il vécut cent soixante quinze ans. Abraham expira et mourut, après une heureuse vieillesse, âgé et rassasié de jours, et il fut recueilli auprès de son peuple. Isaac et Ismaël, ses fils, l’enterrèrent dans la caverne de Macpéla, dans le champ d’Ephron, fils de Tsochar, le Héthien, vis-à-vis de Mamré. C’est le champ qu’Abraham avait acquis des fils de Heth. Là furent enterrés Abraham et Sara, sa femme . (Genesis 25: 5 – 10 – LSG)”

Vu la manière dont Agar et son fils Ismaël ont été chassés de la maison d’Abraham à la demande de sa femme Sara et appuyé par Dieu, sachant l’impact que cet événement pouvait avoir sur la vie du jeune adolescent qu’il était à cette époque, qui s’attendrait à le voir réapparaître dans l’univers du patriarche ? Qui aurait imaginé voir un jour côte à côte Ismaël et Isaac, celui à cause duquel il a été éjecté dans le désert comme une vielle balle, un sac de haillons ou un vieux pneu usagé ? Les larmes qu’à versées sa pauvre mère Agar ne suffisaient-elles pas pour endurcir son coeur et le pousser à n’éprouver que de la haine et du ressentiment à l’égard de son père ? Certains jurerais même sur leurs propre vie ou sur celle d’un proche pour ne plus avoir à faire avec ni lui, ni un des siens …

Pourtant, les choses ne se sont pas passées ainsi, Ismaël qui devait disparaître dans la nature, est réapparu dans ce dernier chapitre touchant à la vie d’Abraham auprès de sin demi-frère ou son frère Isaac ? Sa mère a-t-elle gardé ou rétabli les liens avec la famille juste pour le bien de son fils ? Comment a-t-il pu savoir que le vieillard était mort ? Qui lui a invité de participer aux funérailles. Par ailleurs, il ne nous est pas dit qu’il a seulement fait acte de présence mais que lui et Isaac l’enterrèrent. Cela voudrait sans doute dire qu’il s’y était aussi impliqué, qu’il collaborait avec Isaac pour que les chose se passent bien. En d’autres termes, ils ont donné la main d’association pour faire des obsèques de leur père une cause commune. Car le fait d’avoir un tel homme pour père était tout simplement un privilège extraordinaire. En agissant ainsi, ces deux princes (Ismaël et Isaac) se faisaient du bien (à eux-mêmes).
Par ailleurs, Ismaël n’avait rien à envier à son demi-frère car, si nous nous souvenons des promesses que Dieu a faites à sa mère à son sujet, nous comprendrons qu’un bel avenir lui était aussi destiné. Et, puisque ce qui lui était arrivé a plutôt contribué à son bien, la rancune, la haine et la jalousie n’ont pas pu prendre son coeur en otage jusqu’à l’empêcher de prouver son humanité, son grand coeur, sa belle âme. Notre ami Ismaël a fait ce qui semble être un exploit pour bon nombre d’entre nous: Pardonner à ceux qui nous ont offensés, tout oublier pour mieux avancer. Certains viendraient certes à ces funérailles, mais pour régler leurs comptes; pour saisir les clés, emporter les biens les plus précieux et peu encombrants. Bref, pour faire des histoire. Il y en a qui n’attendraient même pas la fin des cérémonies pour commencer avec leurs râlements, faire des scandales, mais Ismaël n’était pas de ce genre. Il semble que sa mère ne l’a pas aidé à entretenir ou à cultiver ces venins mortels que sont la rancune, la haine, la jalousie et l’amertume (Choses qui font partie des trois repas quotidiens de tant de chrétiens très actifs dans nos très belles chapelles). Il pouvait lui en être reconnaissant car les dégâts que causent ces sentiments dans les coeurs sont énormes. Que de vies fauchées à la fleur de l’âge, que de rêves brisés à cause des gens esclaves de ces forces destructrices que sont la rancune, la haine et le refus de pardonner !

Ismaël a donné une belle leçon de pardon, d’humilité et d’amour par cette présence aux funérailles d’Abraham, son vaillant et courageux përe. C’était une forme de témoignage, un hymne de gratitude tant envers Dieu, le Dieu toujours fidèle à ses promesses, qu’à ce père avec lequel il n’a pu passer que ses plus jeunes années. 

Ismaël a fait ce que bien des croyants de toutes catégories (simples membres, anciens, leaders, etc) ont tant de peine à faire, car trop fiers de leur statut, de leurs parcours et de leurs frottements, trop orgueilleux pour: s’humilier afin de mieux pardonner, s’oublier afin de mieux aimer, oublier afin de mieux servir. Certains ont préféré cacher la vérité, mentir sciemment à leurs prochains (les frères, leurs collaborateurs, etc.) au lieu de choisir la voie de la repentance et de la réconciliation. D’autres ont préféré rompre définitivement tout contact avec les personnes concernées, au lieu de leur d’accorder une chance, de prôner l’amour et la vie. Dans certains cas, les plus durs et les plus insensibles optent même pour la radiation (une forme de condamnation à la mort spirituelle). Il existe dans le Corps de Christ des gens dont la dureté de coeur peur même effrayer puisqu’elle est très éloignée de ce que Dieu attend des siens. On peut se demander comment arrive-t-on à réciter le Notre Père en toute quiétude dans tels contextes ?

Ah ! Que Dieu visite son église afin que ces coeurs de pierre puissent expérimenter l’amour sans hypocrisie dont nous parlent les Saintes Écritures ! Que cette fleuve jaillisse à flots parmi nous afin qu’il emporte sur son passage ces déchets toxiques oeuvres de la chair, qui troublent tant nos relations. Ne faisons pas comme Ismael qui n’a fait surface (semble-t-il) que le jour de la mort de son père. Aujourd’hui même nous pouvons commencer ce travail de restauration, de pardon et de délivrance. C’est la vrai clé de ce réveil spirituel auquel nos églises soupirent tant et depuis si longtemps.

Que nous rapportera notre rancune, ce refus implacable de pardonner et cette amertume qui nous ronge l’estomac par la surabondance de suc digestif et de fiels amères ? Que nous coûtera-t-il d’aimer, de pardonner et de renoncer ? N’est-ce pas nous qui serons les vrais gagnants ? Mais hélas ! Nous sommes tellement dociles à la voix du père des mensonges, le Diable, qui nous fait croire à tort qu’aimer, que pardonner nous appauvrira davantage, étant déjà dans la misère et la détresse spirituelles. Et nous sommes par contre très sourds aux supplications constantes du bon Berger. Lui qui par amour s’était donné à la croix pour vous et pour moi. Qu’atendez-vous pour passer l’éponge sur ces offenses conservées si soigneusement dans les greniers de vos coeurs ? Mon frère et ma soeurs: Pardonnez ! Pasteurs et conseils d’église: Pardonnez ! Jeunes et vieux, membres de tous les secteurs: Pardonnez ! Pardonnez  !

Qu’il en soit ainsi !

Amen !
Auteur Franck DORISTIL
Extraits d’un livre sur la vie pastorale en préparation

 

 
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Posted by on September 26, 2018 in Uncategorized

 

UNE PARABOLE VRAIMENT PAS DRÔLE 

UNE INFLEXIBILITE CIRCONSTANCIELLE TRÈS UTILE DES FOIS

Supposons que vous avez un bon ami au chômage depuis des lustres, qui vient de décrocher un rendez-vous avec un employeur pour un entretien dans une ville qu’il n’a jamais visitée avant. Le jour du rendez-vous, il configure son GPS avec la bonne adresse et se met en route de bonne heure. Arrivé dans un premier carrefour, il voit un panneau indicateur par terre avec la flèche inversée, suite à une tempête survenue le jour d’avant. Sans tenir compte des indications de son GPS, il appelle son interlocuteur et lui propose de renvoyer le rendez-vous pour demain. Le landemain, au petit jour, il prend sa voiture pour y aller, mais à quinze minutes de l’arrivée, une bagarre entre deux conducteurs a ralenti la circulation. Sans hésitation aucune, notre chômeur décide alors de prendre son téléphone pour dire à cet employeur qu’il ne viendra plus, étant donné que l’incident de circulation l’a retardé un peu. Fort heureusement, avant même qu’il ne l’appelle, vous arrivez à avoir cet ami au bout du fil qui vous a expliqué sa situation. Que lui conseillerez-vous ?
Sans vouloir vous déranger dans votre réflexion, sachez que la première personne (le chômeur) est celui qui a décidé un jour, de plein gré et de tout son coeur, d’embrasser la foi pour aller à la rencontre du Créateur (l’Enployeur). Le GPS, c’est la Bible, sa parole qu’il lit et médite quotidiennement. Le panneau indicateur, c’est un dirigeant d’église: (pasteur, prêtre, etc.). Quant à la bagarre entre les deux conducteurs, c’est en fait une affaire quelconque ou un scandale éclaboussant le témoignage de l’un de ces leaders religieux. Cet ami, ce bon ami n’est autre que l’un d’entre vous qui me lisez en ce moment. Et pourquoi pas l’auteur de la parabole ? 

Lorsque l’on choisit de se faire baptiser pour embrasser la foi, on ne le fait ni pour un responsable d’église quelconque, ni pour sa famille, ni pour les médias, ni pour la société. Ce choix personnel ne concerne que celui ou celle qui l’a fait. Un leader en qui il a placé (à tort) toute sa confiance est susceptible de tomber dans le péché, s’il ne veille pas assez sur sa vie et ne fait pas suffisamment attention, étant un homme faire de chair et de sang. Votre déception ne doit nullement vous pousser à tout abandonner, car le grand perdant dans cette décision ne seront pas ceux qui vous déçu par leurs comportements. C’est plutôt vous-mêmes qui vous priverez de l’héritage qui vous attend à la fin de votre pèlerinage terrestre. À bon entendeur.0, salut !

Auteur Franck DORISTIL

GRAINS DE PENSÉE DÉPENSÉS

 
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Posted by on September 5, 2018 in Uncategorized

 

ENTRE LA PROSPÉRITÉ ET LA MISÈRE, OÙ SE PLACE LE CROYANT ?

L’ÉVANGILE DE LA PROSPÉRITÉ ET LE JUSTE MILIEU.
«Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l’état de ton âme.»
‭‭3 Jean‬ ‭1:2‬ ‭LSG‬‬

Quel est le nom de ce théologien qui a inventé et utilisé pour la première fois cette expression ? Que voulait-il faire passer comme message ? Était-ce un homme de foi ou un sceptique ? Croyait-il en la puissance de Dieu ou pas ? Dans son ouvrage, était-il guidé par l’amour du prochain ou celui de sa théologie ? Beaucoup de prédicateurs et de théologiens connus reprennent cette formule aujourd’hui aveuglément, sans trop penser à l’impact que cela peut avoir sur leurs auditeurs.

Je n’approuverai jamais tous les messages d’un prédicateur qui me dira que Dieu m’a sauvé pour que je devienne millionnaire, pour réussir dans toutes mes affaires (qu’elles soient dans sa volonté ou pas), que je ne serai jamais malade, etc. J’aurai honte de faire partie d’une assemble qui ne parle que de biens matériels. Toutefois, l’idée de la prospérité elle-même n’est pas mauvaise, elle est tout à fait biblique. Enseigner aux croyant la peur ou la fuite de la prospérité c’est aussi leur dire que la Bible contient des mensonges. Le passage mentionné plus haut nous le confirme. C’est de la volonté de Dieu à ce que ses enfants prospère à tous égards, mais ils ne doivent pas en faire le but de leur foi. Tout comme l’apôtre Paul, le chrétien doit apprendre à vivre dans toutes les situations: la richesse, la pauvreté, l’abondance, les manquements, la santé, la maladie, la joie et la tristesse. Ce dernier ne doit surtout pas oublier qu’il est très difficile à un riche d’aller au ciel, qu’il ne doit pas faire des biens du monde ses idoles et qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir.

Plus que jamais, l’église a besoin des riches humbles et généreux pour l’aider à pouvoir aux besoins des pauvres qui pullulent dans ses murs. À l’instar de l’Armée du Salut et des Resto du Coeur, elle compte en son sein des familles complètement démunies qui attendent un geste de sa part. Dieu ne veut vraiment pas que les siens ne prospèrent que spirituellement, les autres domaines de leurs vies ne sont nullement exempts de sa grâce. Dieu vous a-t-il donné du savoir-faire pour créer des entreprises afin de donner du travail à des chômeurs ? N’ayez pas peur de vous lancer ! L’or et l’argent ne sauraient jamais l’impressionner: ils lui appartiennent. Entre la richesse et la pauvreté, la piété et l’idolâtrie la foi et le scepticisme, gardons notre équilibre. Ne subissons aucun lavage de cerveau de la part de prédicateurs qui disent et croient que le temps des miracles est derrière nous. Notre Dieu est le même pour l’éternité. Faisons-Lui confiance et vivons selon sa volonté !  Écoutez comment a parlé Job: «Car je sauvais le pauvre qui implorait du secours, Et l’orphelin qui manquait d’appui. La bénédiction du malheureux venait sur moi; Je remplissais de joie le cœur de la veuve. Je me revêtais de la justice et je lui servais de vêtement, J’avais ma droiture pour manteau et pour turban. J’étais l’œil de l’aveugle Et le pied du boiteux. J’étais le père des misérables, J’examinais la cause de l’inconnu;»
‭‭Job‬ ‭29:12-16‬ ‭LSG‬‬

Alors que j’écrivais cet article, j’étais très encouragé par le témoignage récent d’un pasteur sierraléonnais qui est en train de devenir une source de bénédiction pour son pays suite à un diamant précieux qu’il a trouvé dans sa propriété. Ayant été mis aux enchères par le président de son pays à qui il l’a confié, ce diamant devient le vecteur d’incroyables changements. La crainte de Dieu jointe au patriotisme de cet homme lui ont permis de mieux servir les autres avec sa richesse. Si Dieu vous donne le savoir et les moyens qu’il faut pour devenir un pères ou un mère pour les les veuves et orphelins, un protecteurs pour les sans abris, rendez-lui gloire et lancez-vous ! Son église a aussi besoin de personnes pour exceller dans les œuvres de bienfaisance comme nous le lisons dans ce passage:

«Quand tu moissonneras ton champ, et que tu auras oublié une gerbe dans le champ, tu ne retourneras point la prendre: elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains.»
‭‭Deutéronome‬ ‭24:19‬ ‭LSG‬‬

Au dernier jour, comment le Seigneur pourra-il justifier sa déclaration dans ce texte autour du jugement dernier si l’église ne compte que des gens qui essayent de survivre ? «Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.»
‭‭Matthieu‬ ‭25:42-43‬ ‭LSG‬

Il est vrai que la veuve peut encore offrir les derniers sous qui lui restent mais pour aider ceux qui sont dans le besoin, il en faut un peu plus. Le temps nous manque pour parler d’Abraham et de Job qui étaient des hommes de foi craignant Dieu mais également très riches. Que dire aussi de Jésus qui n’avait même pas de quoi payer les impôt et qui nourrissait des milliers de personnes par la foi en son Père ? Il était certes venu sauver l’âme de la mort éternelle mais ne négligeait pas pour autant les besoins du corps. Qu’il nous donne donc la sagesse et la foi nécessaires afin que nous arrivions à garder ce juste milieu tant nécessaire !

Qu’il en soit ainsi !

De Franck DORISTL, pasteur et auteur

 
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Posted by on August 23, 2018 in Uncategorized

 

Ô LA LUNE, SI TU SAVAIS TOUT L’AMOUR QU’ILS ONT POUR TOI !

Ô LA LUNE, SI TU SAVAIS TOUT L’AMOUR QU’ILS ONT POUR TOI !

Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as créées: Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui? (Psaume 8:3-4)

Ce dernier week-end du mois de Juillet 2018, j’étais ô combien admiratif devant la grande fièvre qui traversait les âmes de mes contemporains du monde entier  et plus particulièrement ceux de l’Hexagone à l’occasion de cette récente éclipse lunaire, événement d’une grande rareté. C’était presqu’émouvant de voir leur patience et leur sérénité en attendant les premiers signes de cet époustouflant spectacle, un mariage temporaire de trois corps célestes et même quatre (si vous me le permettez): la lune, la terre, le soleil et puis mars qui rôdait dans les parages, fruits du hasard ou résultat du fameux big-bang. N’est-ce pas en même temps un peu étrange de voir des humains si  intelligents et sûrs d’eux se laisser séduire à ce point par ce qui à leur avis vient de nulle part, d’une sorte d’explosion aléatoire que plus d’un cherchent à expliquer non sans peine ? Et un ignorant de son côté peut se demander: Mais depuis que notre monde est venu à l’existence, pourquoi n’y a-t-il jamais eu d’autres petits big-bang décallés dans le temps et l’espace ? Notre puissant et surdoué M. Hasard a-t-il changé de métier ? Bon, soyons plus sérieux !
Étais-je indifférent par rapport à ce beau spectacle ? Si j’avais accès à un télescope adapté et me trouvais dans un lieu idéal, je serais sans doute parmi cette foule. Pourtant, alors que les yeux étaient partout rivés sur ces planètes (vrais bijoux célestes, je me garde de dire ces jolies créatures afin de ne pas vous déconcentrer) pour en admirer la splendeur et la beauté, moi, de mon côté, ce sont les yeux de mon coeur qui contemplaient la puissante main de ce Dieu merveilleux qui est la cause suprême  et première de leur existence. Deux passages de la Bible me sont venus à l’esprit en y pensant. Le premier se trouve dans le livre des psaumes, le voici:

«Les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue manifeste l’œuvre de ses mains. Le jour en instruit un autre jour, La nuit en donne connaissance à une autre nuit.»

(Psaume 19:2-3 LSG)

et le deuxième:

«En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres.»

Romains 1:20-21 LSG

Si le Seigneur Jésus tarde à revenir, lors du renouvellement de ce merveilleux spectacle beaucoup d’entre nous seront de l’autre côté de ces créatures  que l’on essaye de mettre à la place même leur Créateur parfois. En ce moment-là certains se réjouiront dans sa présence en célébrant sa gloire et sa magnificence, tandis que d’autres rougiront de honte à cause de leur incrédulité qui les a faits louper ce divin spectacle. Le châtiment éternel qu’ils auront en partage leur fera regretter de n’avoir pas voulu faire ce simple effort pour croire en Dieu.  Et à l’instar de l’homme riche qui “merguèsait” dans le lieu des tourments et qui voulait envoyer un message à ses proches encore vivants sur la terre, il leur sera dit:
Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres. D’ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient passer d’ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire. Le riche dit: Je te prie donc, père Abraham, d’envoyer Lazare dans la maison de mon père; car j’ai cinq frères. C’est pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments. Abraham répondit: Ils ont Moïse et les prophètes; qu’ils les écoutent.
Luc 16:25-29
Je vous laisse avec ce passage:
«Et comme il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement, de même Christ, qui s’est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l’attendent pour leur salut.»
Hébreux 9:27-28 LSG
Auteur Franck DORISTL
Pasteur pour la RCEI
Le site officiel: http://www.radioeben-ezerinternationale.com
 
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Posted by on July 30, 2018 in Uncategorized

 

ABRAHAM ET SARA APPELÉS À DONNER L’EXEMPLE (Nouveaux extraits du livre)

ABRAHAM ET SARA, APPELÉS À DONNER L’EXEMPLE

Références: Gen 12:16, 20; 13:1-2; 14:1-2; 14:8-12; ; 14:14-23.

Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait  (John 13: 13 – 15 – LSG) ”

En étudiant les différents passages où il était question des biens et des richesses que possédait Abraham ainsi que le nombre de serviteurs qui travaillaient avec lui, même sans avoir une juste estimation de son patrimoine d’alors, ce ne serait nullement de l’exagération si nous disons que le patriarche avait presque le statut d’un chef de tribut ou celui d’une petite armée. Quand la Bible nous dit qu’il arma trois cent dix-huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison afin de poursuivre des rois qui, après leurs incursions dans plusieurs villes, ont pris des captifs ainsi que leurs biens pour les conduire chez eux, elle nous permet de voir la grande notoriété dont jouissait cet homme, son courage, ainsi que son autorité sur ses serviteurs. Nous n’en avons pas le nombre exact, mais ce qui est certain c’est qu’il en avait une grande quantité pour l’aider à gérer ses biens et à les faire fructifier.

Compte tenu de sa crainte de Dieu, même s’il n’a peut-être pas eu l’habitude d’organiser des cultes spirituels avec les gens de sa maison, rien ne laissera douter qu’il a eu une certaine influence, un impact très positif sur ses proches qui n’ignoraient ni son courage, ni sa piété. D’ailleurs, Agar ne nous donne pas l’impression d’avoir été trop surprise par cette présence angélique. Sinon un tout petit peu. Sa réaction est bien différente de celle d’autres  personnes qui étaient comme terrorisées d’avoir vu l’ange de l’Éternel. Souvenez-vous de la rencontre de Gédéon avec l’envoyé de Dieu dans le livre des Juges: Gédéon, voyant que c’était l’ange de l’Eternel, dit: Malheur à moi, Seigneur Eternel! car j’ai vu l’ange de l’Eternel face à face. Et l’Eternel lui dit: Sois en paix, ne crains point, tu ne mourras pas. (Judges 6: 22 – 23 – LSG).  Quant à Agar, écoutons ce qu’en dit la Bible:Elle appela Atta-El-roï le nom de l’Eternel qui lui avait parlé; car elle dit: Ai-je rien vu ici, après qu’il m’a vue? (Genesis 16: 13 – LSG)  Si Agar fait preuve ici d’une certaine maturité ou connaissance spirituelle, cela était sans doute possible grâce à sa proximité avec son patron Abraham qui faisait fréquemment allusion à son Dieu, mais on ne peut pas dire que c’était tout à fait  le cas pour tous ces collègues.

Pourtant, la réussite de sa réintégration dépendra en partie de l’attitude des ses confrères-esclaves ou ses collègues à son égard lors de son arrivée et pas seulement de celle de leur maîtres. Étaient-ils au courant de sa fuite ? Le bruit courrait-il dans la ferme ? Les autres servantes colportaient-elles l’information ? La promotion un peu déguisée qu’elle a eue en devenant enceinte du patron (leur Maître), a-t-elle laissé un goût amer dans leur palais ? Était-ils jaloux de son physique ou de son charme ? Quoiqu’il en soit, l’attitude du couple va servir d’exemple et de modèle pour le reste des gens de la maison. Le patriarche n’ira peut-être pas jusqu’à convoqué tout le monde pour parler d’une politique commune ou d’une nouvelle stratégie, toutefois l’accueil qui sera offert à Agar servira de source d’inspiration pour les autres. Ils se diront si la maîtresse et le maître de la maison lui a fait bon accueil, nous les autres n’avons qu’à emboîter le pas. Qui sommes-nous pour ne pas les imiter ? Il est vrai que l’on en trouvera toujours qui auront préféré se mettre du côté du frère aîné du fils prodigue (chose que l’on ne saurait jamais éviter), il serait dans l’avantage de tous de se mettre du côté de leur modèle.  N’est-ce pas ce qu’a fait notre Seigneur qui, à l’approche de sa mort, s’est mis à laver les pieds de ses disciples pour mieux leur enseigner ces valeurs qui lui étaient si chères: l’amour et l’humilité ? Il savait pertinemment qu’une action parle mieux qu’un long discours et c’est bien ce qu’Il a fait. Laissons parler les Écritures Saintes:

Après qu’il leur eut lavé les pieds, et qu’il eut pris ses vêtements, il se remit à table, et leur dit: Comprenez-vous ce que je vous ai fait?Vous m’appelez Maître et Seigneur; et vous dites bien, car je le suis.Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres;car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait.En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n’est pas plus grand que son seigneur, ni l’apôtre plus grand que celui qui l’a envoyé.Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. (John 13: 12 – 17 – LSG) “

Abraham n’avait pas besoin de donner de conférence de presse ou de faire une convocation spéciale pour demander à tout le monde d’offrir un accueil adéquat à la servante repentante. Les yeux qui l’observaient s’inspireront de l’exemple de leur leader et de leur maître. L’apôtre Paul l’exprimerait de cette façon: Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même de Christ.Je vous loue de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données . (1 Corinthians 11: 1 – 2 – LSG)”

ET L’ÉGLISE DANS TOUT CELA ? (Chapitre qui ne sera pas publié sur ce blog)

Auteur Franck DORISTIL
Pasteur, artiste chrétien et responsable de la RCEI (www.radioeben-ezerinternationale.com)

 
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Posted by on July 28, 2018 in Uncategorized

 

LE DÉSERT N’EST PAS TOUJOURS LÀ OÙ ON LE CROIT ÊTRE

LE DÉSERT N’EST PAS TOUJOURS LÀ OÙ ON LE CROIT ÊTRE

«Abram répondit à Saraï: Voici, ta servante est en ton pouvoir, agis à son égard comme tu le trouveras bon. Alors Saraï la maltraita; et Agar s’enfuit loin d’elle. L’ange de l’Éternel la trouva près d’une source d’eau dans le désert, près de la source qui est sur le chemin de Schur. Il dit: Agar, servante de Saraï, d’où viens-tu, et où vas-tu? Elle répondit: Je fuis loin de Saraï, ma maîtresse. L’ange de l’Éternel lui dit: Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main.»
‭‭Genèse‬ ‭16:6-9‬ ‭LSG‬‬

En fait, vous êtes-vous jamais demandés pourquoi est-ce pour la route du désert qu’elle a opté lors de sa fuite? N’y avait-il pas d’autre panneaux indicateurs ? S’était-elle trompée de chemin à cause peut-être des larmes qui ruisselaient dans ses yeux ? Les habitués du désert qui me lisent (Dieu sait qu’il y en a) ne peuvent pas ne pas avoir la réponse, car la raison est pareille pour tous. Les gens qui empruntent la route du désert sont ceux qui n’ont personne sur qui compter, personne à qui se confier, personne qui soit capable de les comprendre voire les entendre. Ce sont des gens doux et humbles des fois qui savent faire confiance même à un étranger pour lui raconter leurs souffrances et qui quelques heures après entendent le bruit dans le journal du coin (un métier que peuvent exercer bénévolement certains même à durée indéterminée). Ces personnes déçues, bafouées, trahies, blessées n’ont aucune autre alternative que la route sillonnant le désert. Il ne s’agit nullement d’une faute d’appréciation, c’est la seule issue qui leur est proposée. L’unique porte de sortie. Le pire est que cette route désertique traverse parfois leur propre maison, leur propre assemblée, leur propre travail. Leur désert n’est pas seulement une situation, c’est souvent une ou des personnes incarnant tous les attributs d’un vrai désert: dureté de coeur, insensibilité, haine, jalousie, rancune, esprit critique, etc. Il est très difficile voire impossible pour certains d’y séjourner. Dès qu’ils en sentent la chaleur suffocante, ils ont tendance à prendre la fuite. Mais pour aller où ? Dans un autre désert bien évidemment. Et en France nous dirons qu’ils sont mal barrés.

La bonne démarche est d’y rester car le désert n’a pas qu’une seule facette. Il est vrai qu’il s’agit d’un lieu où passe l’ombre de la mort, un endroit où se baladent les chacals voraces et afammés, c’est là que l’on rencontre Dieu et c’est là aussi qu’il envoie son ange pour offrir sa consolation et sa si douce paix aux âmes endolories, abattues et consternées. Le désert est certes un lieu répulsif certes où il semble n’avoir aucune trace de vie, pourtant Celui qui est LA Vie y viennent régulièrement faire un tour, car les flammes qui s’y échappent sont sans effets sur Lui. Il y vient pour distribuer des grâces abondantes et pour faire des promesses incroyables. Il ne craint ni sa chaleur, ni sa poussière que redoutent tant les touristes. C’est Lui qui les a créés, ils Lui sont soumises.

Chers lecteurs, je vous vais vous dire une chose même si je sais que vous aurez du mal à me croire. J’ai vu de mes propres yeux des leaders ecclésiastiques, des membres de conseils d’église saisir de leurs propres mains un de leurs pour le conduire dans un désert. En dépit de ses supplications, des larmes des membres de sa famille et d’autres sympathisants, ils ont fait la sourde-oreille et l’ont placé sans pitié aucune sur les sables brûlants comme dans un enfer. Et en proie à cette chaleur indescriptible, cette pauvre créature étendue par terre, assoiffée a fait signe à d’autres passant religieux pour lui venir en aide, mais ils se sont tous enfuis, faisant semblant ne pas comprendre son langage.

Église du Seigneur, pasteurs, diacres, anciens et conseillers des églises, l’heure est venue pour que vous vous repentiez. Implorez le Seigneur pour qu’Il vous donne un autre coeur et qu’Il vous purifie les mains. Sous l’effet de la haine, de la rancune, de la jalousie et même du racisme parfois,  vous avez fait fuir les vôtres dans des lieux désertiques. Si leur absence contribue à votre confort ou votre gloire, sachez que c’est aussi un jugement pour vous et l’assemblée que vous dirigez. Associations et Fédérations d’églises, référants de pasteurs, ouvrez-vous les yeux et sortez de vos bureaux pour aller sur le terrain ! Des décisions inhumaines et honteuses sont prises trop souvent dans le Corps de Christ et vous en êtes parfois informés. Dieu vous donne d’être des arbîtres: Jouez donc vôtre rôle ! Proclamez la justice et le pardon ! Si vous ne mettez pas fin à ces petits arrangements entre amis, un jour vous en aurez honte, cela se tournera contre vous. Ne contribuez pas à augmenter la chaleur du désert où l’on  a conduit vos frères et vos soeurs ! Soyez pour eux au contraire des fontaines d’eau limpide et fraîche ! Un jour vous rendrez tous compte de la gestion de votre ministère au souverain Maître et ce jour approche à grand pas. Il est bientôt là !

Vous connaissez sans doute une Agar déboussolée et accablée qui n’a ni la voix, ni le courage pour appeler à l’aide. D’ailleurs elle peut ne plus faire confiance aux gens à cause de ce qu’elle à vécu. Allez sans tarder auprès d’elle pour lui faire savoir que sa place n’est pas dans ce désert arride mais dans la maison, la maison du Seigneur. Si vous refusez d’agir en sa faveur, l’ange de l’Éternel le fera de façon remarquable. Mais attention, tout comme Il a traité Sodome et Ghomorre en quittant la maison d’Abraham pour lui parler des plans de Dieu pour sa vie, Il peut aussi passer vous visiter. Mais serez-vous fiers de l’accueillir alors que vous avez fait exprès d’ignorer les cris de désespoir de la “pauvre servante égyptienne” , ce membre de votre assemblée ?

Agar, ma soeur ! Agar, mon frère ! Prends courage ! Ton Dieu voit ta souffrance et ton humiliation. Son coeur est trop tendre pour t’oublier et t’abandonner dans ce désert. S’Il a permis que tes pieds foulent ce lieu, ce n’est pas pour te faire dévorer par les chacals, ce n’est pas pour consumer ta chair et laisser apparaître ton squelette nu. Ce désert est un lieu de rendez-vous crucial, c’est là que ton Berger veut être en tête à tête avec toi. Il a tant de bonne chose à te dire qu’Il a préféré t’inviter hors des bruits sourds et du luxe de la ville. Ta vie trépidante a été un obstacle à sa douce voix. Profite de ce moment, ce si court instant dans ce lieu unique et de cette ambiance angélique. Courage ! Tiens bon !

Auteur Franck DORISTIL, pasteur pour la RCEI

Extrait d’un livre en préparation sur la vie pastorale

 

 
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Posted by on July 24, 2018 in Uncategorized

 
 
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